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Page 230325

Je me couche à 4 heures, je me lève à 9 heures, je me sens suffisamment reposé. Je bois un café, le soleil sort, je vais ouvrir et passer en mode clair.
Je me dis que je ne vais pas faire de courses et boire de l’eau crade du robinet. Cela devient vraiment chiant à gérer toutes ces bouteilles. Et puis je fais mon bourgeois à boire de l’eau en bouteille. On s’en fiche à vrai dire. Je sortirai pour me promener probablement cet après-midi, faire un tour du quartier pour marcher un peu. Sinon, je n’achète rien aujourd’hui.
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YOB — Atma (2011)

Excellent groupe the Doom, j’adore. En live c’est encore mieux.
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Je me dis rien à faire, je fume de la weed et je me fais un café. Je ne vais vraiment pas aller dans les supérettes a priori. Oui, c’est bien si je fais une promenade paisible pendant l’après-midi. En attendant, je vais faire mes petites affaires, il est possible que je balaie plus tard, histoire d’enlever le gros des poils de chat sans non plus sortir le satané aspirateur. Je profite de mon high sur la musique. Je me sens tellement bien, j’aimerais que la vie s’arrête à cela et je meurs. Ce serait parfait.
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Dieu que l’eau est mauvaise. C’est une question d’habitude, mais je fais un gros sacrifice en n’achetant plus d’eau pétillante et de Monster. Cela me fera une grosse économie quand même, cela n’est pas à négliger.
Mon morceau favori du disque, quel bonheur. Mais en concert c’est quand même mieux, le morceau est parfait.
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J’ai fait une heure de sieste, je me lève et je lance une machine de linge, je dois le faire depuis deux jours. Il faut quand même que je fasse ce qui est nécessaire. Et certes c’est chiant le linge (je rêve d’avoir un sèche linge, mais cela n’arrivera jamais), alors je reste avec mon étendage dans la cuisine qui prend de la place.
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Sylvaine — Atoms Aligned, Coming Undone (2018)

Du Post Metal, voix féminine, parfois douce, parfois Metal, un peu kitsch, mais ça passe bien quand même.
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Bon, vu que je me lève et que je ne suis plus vraiment high. Je me demande si j’ai besoin de faire des courses. Je pense que non. Je ne sais pas, je pourrais acheter des choses simples à Carouf, pas d’eau pétillante cependant. Peut-être du Coca sans sucres. Et acheter deux ou trois trucs à manger. Cela pourrait être bien.
Je vais à Carouf, mais je prends principalement de la boisson, donc encore des bouteilles, je suis dingue à vouloir boire tout le temps des trucs pétillants, de toutes sortes. Bref, ce n’est pas grave. Je bois un Monster, j’en ai bien besoin, ou bien envie plutôt. Il fait assez chaud dehors même sans le soleil. J’ai enlevé mon caleçon long Damart pour sortir juste avec mon treillis et je n’ai plus besoin de Damart, dans ces conditions. À l’intérieur aussi d’ailleurs, je peux rester en treillis et sans robe de chambre pour l’instant.
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Portrait — At One with None (2021)

Du Heavy Metal traditionnel, avec la voix suraigüe du chanteur, on se croirait de nouveau dans les années 80, ce qui est fort drôle. Je me laisse bien prendre au jeu. Mais bon, ce n’est pas vraiment un disque à conseiller aux personnes non habituées, parce que ça paraît complètement ridicule à froid.
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Maintenant que les courses sont faites, que le linge est étendu, je peux me remettre à fumer. Il faudra que je passe le balai aujourd’hui ou demain. Mais ce doit être fait sous peu. Là, je fume un bon bout de Diesel, je vais passer l’après-midi paisiblement, tout va bien.
Je termine mon Monster, petit échange de sms avec Lucile, parfait. Je commence à avoir faim, ce qui est normal à cette heure tardive, mais je n’ai pas envie de manger maintenant. Je veux profiter de mon temps, parce que manger signifiera faire la sieste obligatoirement et je n’en ai pas envie pour l’instant. Impossible, mon ventre crie famine, alors je fais des pâtes. Elles sont en train de cuire. Normalement, je devrais faire la vaisselle qui s’entasse un peu, mais je n’en ai pas envie maintenant.
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Yuri Gagarin (SWE) — At the Center of All Infinity (2015)

Du Rock Psyché instrumental.
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Il est 17 heures, j’ai fait une sieste, je me remets en pyjama pour le reste de la journée et de la nuit. Je fume et je ferme le rideau parce qu’il ne fait pas beau de toute manière. Je mets le casque sans fil, bien fort, probablement trop. Je remets le disque précédent parce que c’est de la bonne musique.
La nuit peut commencer.
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Green Druid — At the Maw of Ruin (2020)

Du Doom bien sombre et lourd, qui s’écoute sans problème.
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Je donne à manger au chat, je nettoie un peu sa caisse, je m’active un peu. Mais pas trop non plus, nous sommes la nuit. Cela fait longtemps que je ne suis pas sorti de la musique. Je ne regarde pas de série en ce moment, pas de film, je ne lis pas de nouveau livre alors que j’ai terminé un tome il n’y a pas longtemps, mais longtemps quand même en fait. Le temps passe bien plus rapidement que je ne l’imagine.
Je crois que mon chat est sourd. Souvent il a des comportements comme s’il n’entendait pas le bruit des choses. Je me trompe peut-être, mais à son âge, ce sont des choses qui peuvent arriver.
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Bossk — Audio Noir (2016)

Metal Progressif
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Je traîne un peu de partout, rien ne me fait bien envie à part écouter de la musique. Je ne suis pas motivé même pour mater un film idiot, c’est bête. Je ne parle pas de lire de la philosophie, ce qui serait bien aussi, mais je veux dire que regarder un film, cela ne demande pas d’effort, surtout si c’est un film un peu débile.
C’est là toute l’essence de ma maladie. Je ne suis capable de rien faire. Je ne suis même pas fainéant, non, je n’ai envie de rien. C’est le problème de la dépression, c’est pour ça que j’ai repris en plus mes antidépresseurs, en espérant que cela fonctionne, mais rien n’est moins sûr.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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