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Je me suis couché tôt hier je crois, entre minuit et une heure. De ce fait, je me réveille à 7 heures, plutôt en nage, je ne sais pas pourquoi, mais bon. Je vais prendre ma douche aujourd’hui. Huit heures, je me fais mon premier café. Je me casse la tête pendant quelques heures sur le code de mon site. Je ne sais presque plus coder des choses un peu compliquées et PHP ne fonctionne plus de la même manière. Bref, j’ai réussi à mettre les dates, certes en nombre, mais elles sont compréhensibles maintenant.
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Radio Moscow — Brain Cycles (2009)

Pur Rock Psyché, excellent.
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J’ai froid. Je mets un Damart en haut, chose que j’avais abandonnée avec les beaux jours que l’on a eus ces derniers temps. Mais aujourd’hui, il pleut, le vent souffle fort et j’ai froid donc. Immédiatement, je me sens mieux dans le Damart, je n’ai plus froid du tout. Ce disque me fait toujours bien voyager. Je m’occupe un peu du chat, je suis déjà plutôt high, il va falloir que je prenne mes médicaments de la mi-journée, je me suis levé tôt ce matin, j’en ai besoin maintenant.
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Black Wizard — Young Wisdom (2013)

Stoner Rock traditionnel bien agréable.
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Je fais une commande à Amsterdam. Des graines de Blueberry parce que je suis à court (j’ai vraiment merdé sur la prévoyance de la weed) et deux sachets de microdosing de truffes, histoire de voir pour le printemps ce que ça donne avec en plus une diminution de ma consommation de weed quand je suis sous truffes. Mais je me fais du souci pour rien. Je pense que tout va bien se passer, j’ai plus de temps que je ne le crois. Je suis tellement hors du temps, que j’ai du mal à organiser les choses. Je suis très mauvais en organisation de vie. Pour les choses ça va. Mais pour la vie, je déteste organiser. Le contrecoup est que je ritualise à la place. Mais parfois, je ne me rends compte de rien.
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14 heures. Le temps de manger les pâtes. Je fais chauffer l’eau, je fais du renforcement musculaire au passage, je n’oublie pas trop de le faire ces temps-ci. Tant mieux, cela limite l’effet moche de quand on est sédentaire à mort. Les pâtes cuisent maintenant. Le truc immuable.
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Je fais une bonne heure de sieste, je me relève à 17 heures. Le sommeil m’a fait du bien. Je m’occupe du chat, qui n’est pas content d’avoir été laissé seul, alors il me colle, il faut que je le caresse sans cesse, il me monte dessus, il est possessif à mort.
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Je n’ai pas pu m’empêcher de gratter un peu la terre pour voir si ma Blueberry a sorti sa racine, j’ai l’impression que oui, donc cela devrait pousser en deux mois, j’ai le temps. La Diesel est comme la graine que j’ai donnée à Lucile, probablement trop vieille pour pousser. Je mettrai une Blueberry quand je recevrai le paquet d’Amsterdam. Bon, une plante est en train de germer, l’autre commence à faire ses feuilles, mais elle est lente je trouve. Je fais mieux que ça quand je fais pousser à la main, comme dans les autres pots.
Le café bien chaud que je bois me fait mal à langue, parce que je me suis mordu violemment le bord de la langue en mangeant mes pâtes, c’est malin. Je pissais le sang. Bref, ça cicatrise, mais ça fait un mal de chien.
J’ai bien fumé pour le début de la soirée. Mes intestins vont mieux, ils étaient bloqués depuis un nombre incalculable de jours. Mais je ne m’inquiète pas dans ces cas-là, c’est presque tout le temps.
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Je dois descendre la poubelle dans 30 minutes, je ne sais pas si je vais acheter quelque chose à la supérette, je ne suis pas sorti aujourd’hui et je n’ai rien à manger pour ce soir à part des pâtes, mais je ne mange que rarement deux fois des pâtes dans une même journée. Je n’ai pas besoin d’un repas. En général quelques biscuits font le boulot ou bien des yaourts ou de la compote, mais je n’ai plus rien de tout cela. Je devrais donc sortir pour acheter de la compote et des yaourts. C’est une bonne idée, je vais faire ça, je suis en train de me motiver. Dans vingt minutes.
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Bon, j’ai réussi à faire de petites courses sans trop de mal. Je suis tranquille jusqu’à demain. Il me reste une douche à prendre tranquillement, il ne fait pas trop froid, cela ira bien. Je me mets à l’aise.
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Amon Amarth — Berserker (2019)

Du viking Metal assez drôle.
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J’écris à Lucile des choses un peu complexes à expliquer, mais plutôt simples à décrire si on en prend le temps. Je lui parle de travail, de facilité (je déteste les deux) et de la simplicité (que j’adore). J’ai aussi préparé la douche pour dans 45 minutes environ. J’ai mis en marche le chauffe serviette, il fait putain de froid encore dans la salle de bain.
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L’eau attire l’eau.
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Je repars dans la musique, je l’avais arrêtée pour écrire à Lucile, histoire de ne pas dire trop de bêtises, ce qui n’est pas gagné. Je ne sais pas si je vais attendre pour prendre ma douche, je pense que je m’en fiche et que je vais la prendre tout de suite, tant pis pour le chauffage.
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Je glande la soirée à regarder une série médiocre, mais le but est de me priver de pensées pour un moment. Penser trop est le symptôme principal qui m’a emmené chez le médecin. Je tournais en roue libre, je ne dormais plus, je pensais, au passé, au présent, au futur, à ce qui existe et ce qui n’existe pas. C’était infernal, je voulais que ça s’arrête, d’une manière ou d’une autre.
Avec tous mes médicaments, je suis sédaté d’une certaine manière, j’ai le cerveau qui ne fonctionne qu’à un pourcentage de sa capacité, les drogues aident aussi forcément contre la pensée. Penser peut être dangereux.
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Mais il est trois heures, je vais me coucher donc.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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