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Page 230511

Je me lève tôt, avant neuf heures alors que je me suis couché vers quatre heures, je n’ai donc pas beaucoup dormi, comme hier. Il faudra probablement faire des siestes. Il faut que je rappelle la femme qui veut venir chez moi.
Je fais les courses rapides à la supérette, je suis bien éclaté de fatigue. Je n’ai plus à sortir et je peux dormir quand je veux. J’ai pris rendez-vous avec la femme de l’isolation le 2 juin au matin, ce qui est dans longtemps en fait et j’ai regardé, il y a moyen que je règle les histoires de weed sans trop de problèmes. On s’en fout en fait. Donc j’ai appelé, bonne chose de faite et l’histoire est à moitié réglée, elle a l’air sympa la femme, au moins c’est déjà ça.
Je mets ma polaire toute propre, c’est trop bien, c’est tellement rare que je m’en sépare, elle doit toujours être sale, enfin je ne sors pas en la portant comme vêtement du-dehors. Je mets toujours quelque chose par-dessus, ou sinon je l’enlève et je mets quelques chose à la place, c’est l’été en gros. Je le mets jusqu’à l’été et je le remet en septembre. Immuable.
Bon, j’ai du mal à écrire, parce que je viens de fumer de contentement ma première weed de la journée, j’ai fini un gros bout, il va bientôt falloir attaquer le nouveau pot rempli, dans la journée, même si je vais faire tenir le high longtemps. Donc je suis éclaté et je n’ai pas encore de souci à me faire.
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Stone From the Sky — Break a Leg EP (2019)

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Le disque a l’air bien, je suis censé l’avoir écouté, mais je n’en ai pas le moindre souvenir. Pareil pour les autres albums, qui sont dans ma discothèque, mais que je ne connais pas. Beaucoup en fait. En plus je vois que ce sont des Français. Bien.
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Il faut que je change d’hébergeur pour mon site car DH est devenu cher et de la merde. Je fera cela quand je serai moins high parce que c’est un peu compliqué de changer de service de serveurs, il faut migrer tout un tas de choses, changer les réglages des apps, bref, c’est vraiment chiant, mais je ne peux pas garder DH, la qualité est dégueulasse, je me demande encore pourquoi ils sont là. Probablement pour des WordPress et encore, je n’en suis pas certain.
Je termine mon Monster unique aujourd’hui en me léchant les babines. Je décide que cette journée sera belle. Une journée weed, j’en bien besoin. Après je me calmerai sur la came parce que c’est chaud, même si je vais déjà récolter un plant bientôt, c’est allé vite finalement et les autres pourraient arriver à faire quelque chose, je ne sais pas, l’un certainement, mais il est putain de grand quand même déjà.
Je me laisse couler dans le disque, bien psychédélique.
J’écris un petit mail à Lucile qui doit dormir, comme elle dort énormément et de jour principalement. Un petit morceau de vie simple et minimale.
Je vais chercher en titubant ma robe de chambre qui est justement dans ma chambre. J’ai un peu froid, en fait il ne fait pas si chaud que ça aujourd’hui. Et j’ai échappé de peu à la pluie en allant à la supérette. Tout était mouillé de genre cinq minutes. Maintenant il fait assez beau je trouve, soleil voilé mais soleil quand même.
C’est le matin que je préfère être high en fait. C’est tellement bien de se dire que le monde marche sans nous, que la séparation est nette, propre, décisive.
C’est étrange, je n’aime pas les lunettes que je porte actuellement, je trouve qu’elle me vont mal. Mais en fait, c’est bien pour les autres gens, ils semblent préférer que je sois comme ça, plutôt qu’avec les autres, on dirait que je suis un prof de fac avec. Et les verres ne sont pas du tout à ma vue, je dois attendre un an pour une amélioration donc des lunettes que je n’aime pas, parce qu’elles sont tout ce que j’ai comme regard.
J’ai terminé mon Monster bien goût chimique. Je vais passer au café, mais il faut que je pense à les faire moins allongées pour avoir un peu de goût. Il n’y a plus les forte que j’achète nulle part, c’est étrange. Je devrais acheter les allongés super forts et je mets plus d’eau dedans. Ce devrait être la solution. J’ai les moyens de me les payer ces capsules, donc j’en profite.
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Stone From the Sky — Songs from the Deepwater (2021)

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J’écoute le dernier disque, que je ne connais pas du tout. C’est de plus en plus Post-Rock et de moins en moins Psyché je trouve, mais ça se laisse bien écouter avec un café, bien raide à mon bureau qui fait toute ma vie ou presque.
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Mes parents m’appellent super longtemps, c’est bien mais je suis tellement raide que j’ai du mal à suivre ma propre conversation, mais bon, ça passe quand même et ça me fait toujours extrêmement plaisir de discuter avec eux de tout.
Je me fais un café ensuite, encore un, cela me fait du bien. Il est déjà midi et je n’ai pas envie de manger, ce qui est une très bonne chose. Et je n’ai pas envie de plus de weed, je suis vraiment bien éclaté. C’est bien meilleur que les truffes quand même. De la bonne weed, c’est la vie quoi. La musique est comme pleine d’étincelles.
Le soleil sort le bout de son nez, le chat sera content. Je pense que la journée se passera comme hier, que je vais faire plein de tâches comme laver la caisse du chat à 18h30 et descendre la poubelle, peut-être ranger un peu ma chambre.
Chaque fois que je me dis que je pourrais faire quelque chose dans la société, chaque fois je me dis que cela me colle des angoisses existentielles donc je préfère éviter. Le but cependant, reste de faire des choses pour moi-même, comme en ce moment. Mais en encore plus, toute la journée et la nuit.
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Je mange un peu de pâtes et je vais faire une bonne sieste aux sons de la nature, la pluie dans les Alpes dans ce cas précis. Je me relève une grosse heure plus tard et j’écoute à nouveau un disque que je ne connais pas encore par cœur, mais presque.
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Monster Magnet — A Better Dystopia (2021)
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Radio Moscow — New Beginnings (2017)

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Je sors à l’arrache pour acheter plus de boissons, parce que je n’en ai pas prises assez ce matin, il ne me restait rien en stock. Donc de quoi boire jusqu’à demain facile, j’aime bien avoir un peu d’avance et je me sentais bien de sortir, je suis en fin de high. D’ailleurs, quand je rentre, je fume un petit bout de weed pas bien fort, pour relancer la machine, je ne vais ni dormir, ni manger, je vais m’occuper de mes affaires. Ce petit bout de weed relance mon high, il ira facilement jusqu’à dans la soirée, je vais laisser traîner, comme ce matin, c’est la meilleure façon de gérer sa vie en étant high, sans consommer comme un malade. Je fumais moins étant jeune, ça fait peur quand on y pense. Je fumais tous les jours tout seul au moins une fois par jour, sans compter quand je fumais avec les potes. Même ça, c’est rien par rapport à ce que je m’envoie désormais.
Comme je suis sorti et que j’en ai envie et que je n’ai pas trop froid, je suis habillé simplement, sans robe de chambre, avec un treillis et tout. Il fait assez chaud les jours avec suffisamment de soleil, je peux me passer du mode pyjama, même si c’est toujours très agréable à porter le soir quand le monde est mort.
Je pense à lire en Anglais. Je vais refaire l’effort, les bouquins ne coûtent rien en Anglais, genre trois euros alors qu’ils sont super chers en France, puis c’est toujours meilleur de lire en VO. Même si je ne comprends pas tout, j’ai appris à lire comme ça, je peux le refaire pour l’Anglais littéraire.
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Je sms Lucile, pour savoir ce que je vais faire de mon blog parce que cela n’est pas satisfaisant là. Il faut que je trouve une autre solution. Elle ne me répond pas encore, elle doit être plongée dans quelque chose. Elle se fait une pédicure et elle me répond ensuite, j’ai la réponse de son manque de réponse. Je ne lui mets pas la pression, rien ne presse de toute manière.
Je sirote mon deuxième Monster de la journée, rien à foutre. Je suis bien high, le Monster quand on est high est un délice absolu.
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Abrams — In the Dark (2022)

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Boire le Monster gelé me donne froid. Je ferme le rideau, je vais me mettre en pyjama dans ma chambre, j’en profite pour nourrir une plante qui en a besoin et qui s’est mise à pousser à toute vitesse, c’est assez fou. Me voilà donc de retour avec mon casque à écouter des disques et ne rien faire de spécial à part écrire toujours ce qui ne sert à rien. J’avais une petite plaie et une démangeaison au pied droit, vers le talon d’Achille, c’est en train de se résoudre tout seul. Bien.
Le chat m’a rendu visite sur mes genoux, mais pas pour longtemps.
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J’ai joué un bon moment à Last Epoch, un aRPG intéressant bien qu’il soit encore en beta. Bon, tout en Anglais avec des choses complexes, cela n’aide pas. Et je suis pire que raide parce que j’ai pris un peu de truffes, mais elles me font dix fois plus d’effet que d’habitude. Certes, j’avais un peu fumé, mais bon. Cela me reste un peu sur l’estomac, j’ai pris mes médicaments, parce que c’est l’heure et ça m’évitera un bad trip en se sentant trop high. C’est bon, c’est en train de se remettre en place. Putain c’est fort ces truffes. Je me demande pourquoi les autres ne m’ont jamais fait autant d’effet. Je n’ai même pas pris la moitié entière je pense. Il y en aura pour demain, voire plus. Je ne bouge plus parce que je ne marche vraiment pas droit c’est la folie. Mais les médicaments m’aident bien pour ne pas avoir peur.
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Carach Angren — Nom de disque pété (2020)
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Je pense que je vais faire une sieste maintenant, cela me fera du bien, je suis trop éclaté, ce n’est pas super, même si c’est étonnant.
Je dors longtemps sans m’en rendre compte, il est 22h43. J’ai dormi plusieurs heures. Bien au chaud, c’était très agréable.
Mince, je n’ai pas mis d’alarme pour nettoyer la caisse du chat. Je le ferai demain, mais c’est un peu dommage. Et là, je n’ai pas la foi. J’ai froid, je n’ai pas envie de faire ça. Je vais peut-être retourner jouer un peu, je me demande. Non, je suis trop usé, il est 23h30, je n’ai pas envie de jouer à un truc compliqué. Je vais me détendre avec de la musique.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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