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Page 230414

Je me lève bizarrement à sept heures ce matin. Pas envie de dormir plus, j’ai fait des rêves avec des musiciens d’un groupe que je connais qui s’occupaient de leurs vieux, mélange de ce que j’écoute et des nouvelles de ma grand-mère immortelle et complètement sénile. Bref, je me réveille avant les lampes à weed, mais je me suis endormi tôt hier soir. Je n’ai pas vraiment profité de la nuit, mais ce n’est pas grave.
Je vais oublier tout dans le monde, il pleut des cordes et il fait froid, je vais rester bien au chaud à ne plus coller à mon environnement. Je pense que je vais jouer de la musique et lire, c’est ce qui importe, pas besoin de faire des choses bien plus compliquées. Je dois prendre une douche aussi, mais il fait trop froid pour le moment. Je vais me préparer mon premier café.
J’espère que je vais avoir la motivation de faire des choses pour moi aujourd’hui. Je suis vraiment idiot et malade pour ne rien faire de ma peau, à part écouter de la musique et écrire n’importe quoi tout en étant défoncé. Avec l’âge, il est plus difficile d’être productif du côté intellectuel et artistique je trouve. Il faut que je fasse les choses, sans pression, juste faire les choses pour moi, sans penser à rien d’autre que composer. Apprendre aussi, j’ai besoin d’apprendre beaucoup de choses. J’abandonne pour le reste de la vie. Cela ne m’intéresse plus, pire, cela me fait du mal. J’ai besoin de m’écarter du monde le plus possible. Être une sorte de fantôme dans mon environnement. Le temps est mauvais, il fait vraiment froid aujourd’hui, je fais une sieste, pas très bonne d’ailleurs, je dormais mal. Je me réveille, je prends ma truffe et je fume un peu de tabac et de hasch. Il est 11 heures, cela me fera patienter jusqu’à 17 heures facile. Je pensais sortir entre les gouttes, mais je n’ai besoin de rien finalement, je peux attendre demain et éviter de me faire tremper dehors.
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Je dors beaucoup, j’oublie mes médicaments, je me rends compte de la réalité à presque 16 heures. Je m’occupe du chat, j’attends que les médicaments fassent suffisamment effet, cela met du temps je trouve. J’étais vraiment en manque, mais je dormais principalement. Le manque me faisait mal dormir, mais je ne me réveillais pas assez. Je vais bientôt aller à la douche, me laver les cheveux, cela devient désagréable. Et puis je me sens sale, même si je ne le suis pas tant que ça. Je ne fais que traîner en robe de chambre et pyjama, parce qu’il ne fait pas chaud, même dans l’après-midi.
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Lucile m’écrit, je lui réponds immédiatement, elle me fait réfléchir sur mon high, le sien ayant pour but l’oubli. Le mien est une recherche de solitude absolue, de changer de forme, de me retrouver galet perdu sur une plage inconnue des humains.
Mais voilà une mini apparition de soleil, je vais me doucher, pas besoin de rituel, j’y vais à l’arrache. C’est bien aussi comme ça, c’est même mieux.
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Amplifier — Hologram (2023)

Album plus complexe que d’habitude de ce groupe de rock psychédélique que j’aime beaucoup.
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J’écoute le disque plusieurs fois d’affilée, pour m’en imprégner, je commence à le comprendre et à le connaître.
18h43, je fume enfin de la weed, même si j’étais bien avec les truffes, mais la weed me manquait et je repoussais le moment de ma pipe. Me voilà tout heureux à danser dans le séjour et la cuisine.
Je peux enfin bloquer dans la paix la plus totale.
J’ai fait mon repas du soir rapidement. Demain, grosse vaisselle. Et courses aussi. Il n’est pas censé pleuvoir demain. Ce sera bien simple.
Je passe ma soirée à regarder un film plutôt moyen, mais là n’est pas la question. Je suis fatigué. Il va être une heure. J’ai glandé pas mal aussi, cette journée n’était pas à la hauteur de ce que je pouvais imaginer. Tant pis, je vais écouter de la musique au lit et m’endormir lentement.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

2603.1