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Page 230407

Je me lève tard, mais je me suis couché très tard aussi. Je suis au deuxième jour de la prise de truffes, je suis éclaté en fait. Clairement pas besoin de fumer, aucune envie. J’ai déjà eu du mal à faire mes courses, avec la tête qui tourne. On a parlé Monster avec la nouvelle fille de la supérette. J’en achète tellement que les femmes me demandent mon avis sur les goûts et tout, cela me fait rire. Cependant, la fille aujourd’hui est clairement obèse donc je lui dis que je ne prends que des sans sucres, parce que c’est la folie de boire 50 grammes de sucre dans une canette. Elle me dit que ça ne la dérange pas. Elle ne devrait pas, mais bon, chacun fait ce qu’il veut.
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J’ai chaud aussi ce matin, je suis en tenue de printemps, j’ai enlevé mon Damart des jambes, je garde encore celui du haut. Mais avec le soleil, il ne fait clairement pas froid. Je ne remets même pas ma robe de chambre. Je pense que les truffes jouent un rôle, je me sens clairement différent. Je n’ai pourtant pris qu’un gramme hier et c’est bien passé. Mais aujourd’hui, je n’en reprends vraiment pas, ce serait de trop. Mais en tout cas, je n’ai pas envie de fumer, ce qui est une bonne nouvelle, j’attendrais la fin d’après-midi pour commencer à fumer.
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Candlemass — The Door to Doom (2019)

Vieux groupe des années 80 qui font du Doom à leur manière, avec la tradition et les habitudes qu’ils ont. C’est un bon disque, mais il est compréhensible de ne pas aimer, avec le côté kitsch mélodique des années 80.
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Clairement les truffes me font un grand effet, surtout démultiplié par le tas de médicaments que je prends. Pas besoin d’en prendre plus d’un gramme pour que je sois à moitié raide. Je ne pensais pas que cela ferait un tel effet, je n’avais pas autant d’effets, mais je prends des antidépresseurs en plus maintenant. Ça s’ajoute à tout le reste. Les molécules se battent dans mon cerveau. Je n’ai pas encore sommeil, je finis mon Monster du matin, mais je me demande si je ne ferais pas mieux de me reposer plus. Et puis après une sieste rapide, je devrais me sentir mieux. Je n’ai pas assez dormi pour me refaire une santé, je finis mon Monster, et au lit.
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Je dors une heure, cela suffit, même si je pourrais dormir encore plus. Mais peut-être qu’après avoir mangé mes pâtes, j’aurais sommeil à nouveau. Mais il faudrait faire la vaisselle, je ne suis pas en forme pour ça. Même manger des pâtes, cela ne me tente pas, mais j’ai faim et il faut bien manger les mêmes choses que d’habitude. Je n’ai qu’à prendre d’autres choses si je veux manger différemment. Mais comme je n’ai rien pour le moment. Ce seront des pâtes à midi. Et des yaourts ce soir, avec quelques biscuits, c’est suffisant pour ne pas me prendre la tête. Je vais m’occuper de mon repas, il faut bien se nourrir, même quand on n’en a pas envie sur le coup. Mon ventre est vide, je dois le remplir un minimum.
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J’ai mangé, puis dormi longtemps jusqu’à 16 heures. Une journée à dormir. J’attends encore une heure avant de fumer, pour rester dans les règles parfaites. Mais bon, cette journée fut perdue. Hier cependant, j’ai fait des choses. Bon, ce n’est pas grave, nous sommes vendredi, la semaine est terminée. Je prends mes médicaments de l’après-midi. J’ouvre une nouvelle bouteille d’eau pétillante, j’en ai assez pour la journée alors je fume un peu avant 17 heures. Et je me laisse monter bien haut tranquillement.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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