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Page 230706

Je me lève à cinq heures, mais j’ai bien dormi. Pas très longtemps, mais un sommeil réparateur. Avec tous les médocs et les drogues, il fallait bien que je finisse par dormir. Je réponds au mail de Lucile de cette nuit, un long mail mine de rien. Je me prépare, je bois deux cafés, je prends trois grammes de truffes, je vais prendre mes médicaments dans trente minutes, avant de faire mes courses au Carouf à l’ouverture. Il est déjà 06h30.
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Apostle Of Solitude — Until the Darkness Goes (2021)
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Je parviens à camoufler quand même mon plant en cas d’ouverture de ma porte. Je casse une branche, du bas heureusement, mais une tête quand même. Dommage, mais c’est assez bien caché je trouve. Il faut regarder attentivement pour voir la weed. Cela devrait bien se passer. Les truffes font effet, j’attends que les médocs fassent de même et je pourrais sortir dans 10 minutes. Putain, comme ça me fait chier que des gens viennent casser chez moi, pour un truc qui ne me regarde pas en plus. Je suis dégoûté.
J’ai fait mes courses, j’ai fumé et aéré suffisamment, je me fais encore un dernier café. Et je vais attendre tranquillement. J’ai rempli mon bidon de vape, j’en ai mis partout, notamment sur ma polaire, ce qui me fait bien chier. Je vais la nettoyer et la laver dans la prochaine machine. Je vais le nettoyer à l’eau déjà, cela suffira peut-être. Je fais ça. J’ai encore une demi-heure à attendre, je bois un café avec vape, je suis un peu éclaté par les substances que je prends en masse, mais je suis détendu, merci les truffes. Il faudra que j’en rachète un tas, cela fonctionne super bien. C’est cher mais je m’en fiche. La défonce et le bien-être n’ont pas de prix. Je peux rogner sur le reste sans problème, notamment la nourriture. En plus, je maigris un peu en ce moment, je ne mange pas beaucoup, c’est bien. Je suis quand même bien raide avec mes trois grammes tous les jours. Mais je ne stresse plus vraiment, ils feront ce qu’ils ont à faire, je surveillerai parce que je veux savoir ce qu’on fait à mon appartement, tant pis si je fais chier, je les emmerde.
Bon, le gars était très sympathique et a réglé quelques problèmes, notamment la pression, ce qui est une très bonne affaire. Sinon la fuite est dans la colonne d’eau, comme je le pensais depuis le début. Le gars a découpé un carreau de la baignoire, a regardé avec une caméra au bout d’un fil, il n’y a pas de fuite là au moins. Un autre plombier viendra cet après-midi ou demain matin pour ressouder la soudure qui fuit derrière le mur. Je retire le cache de la weed qui m’a coupé une petite branche avec une petite fleur, dommage, je relance les lampes. Je les éteindrai quand le gars passera. J’ai mis un truc pour bloquer la porte aussi. Tiens, les gars (plusieurs me dit Stéphane ?) viennent souder dans une demi-heure, fait chier, vite, mes médicaments ! Je les prends, puis je suis presque immédiatement fatigué, c’est l’heure de manger et/ou de faire la sieste. Ils arrivent dans 20 minutes environ. Je vais les attendre avec le chat.
Ça aura pris tout l'après-midi de réparer la fuite chez moi. Jusqu’à 19 heures je crois. Je n’avais pas encore mangé depuis 5 heures du matin. Et je n’avais pas fumé de weed, juste quelques truffes qui détendent bien au réveil. J’ai manqué mes médicaments, c’est pour ça que je me sens aussi rassuré, mais tendu. La weed a bien aidé, mais les médicaments feront mieux. Je les prends donc. Je vais voir ma weed qui est penchée comme la justice de ce monde.
Il va faire chaud les jours qui viennent, mais je jouerais bien à Diablo finalement, comme la dernière fois. Je vais avoir le temps ces prochains jours, je n’ai rien à faire, je suis tranquille. Putain, aujourd'hui le plombier a utilisé un outil qui m’a vrillé les oreilles, lui ne sentait rien, c’était juste à côté de sa tête. Il doit être bien sourd le pauvre. C’était plus fort qu’un gros concert, largement, sans parler de la musique dans mon casque qui est infiniment plus faible.
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Mes médicaments me détendent bien, je vais bientôt faire une sieste parce que je le sens bien ainsi. Et ensuite, je pourrai passer une nuit debout en mode rien à foutre, je pense que c’est le mieux à faire et je pense que je vais le faire à la fin de ce disque. Une sieste musicale peut-être ? Pourquoi pas, ce serait bien de ne dormir qu’à moitié pendant que l’autre moitié écoute de la musique. Cela m’intéresse mine de rien. Je dors jusqu’à 00h37, ce qui est bien. Une bonne sieste. Je peux continuer ma nuit, j’ai pris les médicaments du soir, je devrais en être à ceux de la nuit. Mais cela ne me stresse pas, je suis enfin détendu. Le chat a fait des bêtises pendant que je dormais, mais ce n’est pas grave. Tant mieux s’il joue et s’il saute, ça veut dire qu’il est encore en forme, ce qui est une bonne chose, malgré sa tumeur qui grossit petit à petit. J’ai quand même fait une très longue sieste, c’est chouette, les affaires reprennent, je vais fumer de la weed et une grande clope, ZigZag rouges…
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Argus — From Fields of Fire (2017)
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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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