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Page 230718

On va voir ce qu’il y a à sauver dans une journée. Je ne pense pas grand-chose. Je suis déjà vraiment high avant 10 heures du matin. J’ai même encore du high d’avant ma sieste. Toujours de la BB, celle qui me plaît tant avec la WW. Normalement ces deux variétés me suffisent, mais j’aime bien essayer de nouvelles choses.
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J’ai fait exprès de ne pas acheter de tabac, pour ne pas fumer, c’est au moins ça. J’en ai déjà assez de fumer. Je vais laisser tomber un peu brutalement, mais c’est comme ça. À moins de tomber par hasard sur une pipe intéressante… mais sinon, ce n’est pas la peine.
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Il fait seulement 21° dehors, c’est frais, mais je trouve que l’immeuble a déjà chauffé et je ne descends pas vraiment la température en-deçà de 26°. Je ne sais complètement pas de ce que je raconte, j’ai des blancs entre les lignes. Je vais passer un moment à ricaner sur Twitter. Ça me donne faim, il est le matin, je vais attendre le repas, j’ai acquis des Gerblé donc j’ai de quoi grignoter c’est chouette. C’est si sec, je n’arrive pas à avaler.
J’oublie tout, même le présent en temps réel. Je suis vraiment plus high que d’habitude, elle déboîte cette weed quand même.
Il se passe quoi si j’écris mon journal dans Ulysses et que je ne prends que quelques bouts pour publier. Cela sera un peu chiant, mais je n’ai pas envie d’avoir deux endroits où j’écris, je ne trouve pas cela vraiment bien.
Et si je ne publie pas, que je décide d’écrire quand même dans Ulysses, mais pour moi. Faire un fichier différent à la fin, je me pose la question, vraiment. La musique est super brutale, ce sont les plaisantins d’internet. Ils font de la bonne musique malgré tout. Pas du tout jouable en live, probablement programmée pour des parties de batteries, mais on s’en fiche, c’est le résultat final qui importe.
Ou l’inverse, j’écris tout ici, je sauvegarde ce qui doit l’être dans Notes. Quelque chose comme ça. Je regretterais de perdre la bonne écriture dans Ulysses.
Je me fais un café, il est 15 heures, j’ai appelé mes parents. Apparemment ma grand-mère indestructible était très mal hier, mais ça va mieux aujourd’hui. Il faut dire qu’elle à 98 ans, ce qui est un âge remarquable. J’ai déjà fait mon deuil, elle n’a plus du tout conscience de qui est qui et de ce qui se passe. On dirait qu’elle est sous acide, elle a des hallucinations, ce n’est pas une vie, en tout cas pas quand tu ne l’as pas choisie.
Tiens, je termine un café et j’ai faim tout à coup, je vais me préparer mes pâtes et faire une sieste après, comme tous les jours, chouette ! Les pâtes seront cuites à 31. Facile. Je pourrais aussi mettre une alarme de temps sur mon phone, ce genre de choses, mais j’écoute la musique à fond sur mon Mac donc je n’entendrai rien. Bref, j’attends tranquillement en meublant le texte sans intérêt et en écoutant de la musique que je ne devrais pas écouter, c’est trop kitsch, mais bizarrement, je mets les choses dedans. C’est plus intéressant que prévu.
Je fais une sieste douce aux sons de la nature, un lac en Écosse. Longtemps je pense. Je me lève, je fume et me sors de l’eau du robinet de mon frigo.
Oulah ma pipe m’a massacré. La BB est super forte quand même je trouve.
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Kinski — Down Below It’s Chaos (2007)

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

2603.1