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Page 230721

Je me lève avant 7 heures, comme Lucile, sauf que je ne me suis couché il n’y a pas longtemps. Il va faire frais cette journée, je vais pouvoir jouer à Diablo en pleine journée, ce qui sera parfait.
Je m’endors un bon moment sur le fauteuil en attendant 08h30, mais je dors presque jusqu’à 10 heures. Ce n’est pas grave, pharmacie, courses honnêtes, mails avec Lucile, puis double pipe de weed parce que je le sens bien comme ça aujourd’hui. Un grand long high jusqu’au bout de la nuit, entrecoupé de siestes musicales ou naturelles. C’est l’anniversaire de Lucile, elle aime ne rien faire ce jour précis, des proches lui souhaitent son anniversaire, c’est bien, moi plus personne ne me souhaite mon anniversaire. Manu et Audrey, Lucile, mes parents, c’est tout. Ah oui, Jack aussi. Je n’y pense plus à Jack, c’est du passé profondément enfoui.
Échange de mails intempestif avec Lucile qui est bien bavarde, ce que je trouve très bien. À un moment, je vais pour fumer une clope, mais en fait je me rends compte que cela ne me fait pas du bien, c’est même désagréable, cela ne tire pas assez, j’ai besoin du hit pour que je sois satisfait. Si seulement je pouvais racheter une pipe comme celle que j’avais, elle sont en rupture de stock depuis bien longtemps.
Je mange et je fais une bonne sieste, il va falloir jardiner bientôt, les plantes ne poussent pas bien, il faut recommencer presque tout. Je le fais, on verra ce que cela donnera. Il faut attendre une semaine de plus pour être sûr. Je ne manque pas de graines, heureusement, j’en ai plus qu’il n’en faut. Ce qui me manque surtout, c’est le temps de pousse, cela met tellement longtemps pour un beau plant, c’est chiant. Mais nécessaire à ma survie mentale. Bon, j’ai remplacé les deux graines, plus qu’à voir si c’est le substrat qui ne va pas, je ne sais pas. J’ai remplacé par des graines de la même variété donc cela ne sera pas trop grave.
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Ordos — The End (2019)

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Je me demande si je ne vais pas me coucher encore une fois. Je suis bien raide, je peux mettre un son doux dans mes oreilles, ce sera bien ainsi. De la weed pour du dodo, je prends, surtout en ce moment.
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Je reprends mes esprit vers minuit, à minuit exactement en fait, pile. J’ai regardé une série, la suite de ce que je suis en train de regarder, genre espionnage et action, un truc bien débile, mais j’aime bien être éclaté sur le canapé avec le chat à regarder des séries à la noix.
C’est Lucile qui m’a sorti de ma torpeur par un bel email, j’aime quand elle m’écrit. J’ouvre les fenêtres parce que je fume une longue roulée de tabac et parce qu’il commençait à faire chaud. J’ai aussi fait un peu d’exercice, parce que je finis par avoir un gros ventre, ce que je déteste par-dessus tout.
Je bloque sur YouTube alors qu’il est déjà tard. Je ne vais pas tarder à me coucher, après sinon je ne tiens pas le coup le matin. Mais j’écoute un disque, mais il sera là demain donc on s’en fiche. Je ferais bien durer la nuit infiniment jusqu’au matin, mais je suis trop vieux pour ces bêtises, je passe des jours à m’en remettre. En plus j’ai fumé il y a peu, je suis assez high pour dormir. Longtemps ? Je ne sais pas cependant.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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