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Page 230507

Je me lève à 07h30, je m’étais couché tôt à minuit. J’ai rêvé, mais rien de désagréable. Mon abus de drogues hier fait que je suis bien décalé par rapport au monde. Il faut que je me recale, dans deux jours, je vais à Cognac, ce n’est pas le moment de se laisser trop aller. Je dois me reposer aujourd’hui. Même si on s’en fout un peu, je vais juste chez le psy et chez la petite famille, rien de bien délirant. J’ai l’habitude. C’est après-demain. J’ai le temps de me remettre. Je vais me faire un autre café. Tout le monde dort à cette heure un dimanche et un lundi férié derrière, forcément, les gens ont fait la fête hier. Je n’ai pas vraiment entendu parce que je me suis couché plus tôt que d’habitude. Mais malgré tout, je pense que je me suis levé trop tôt. Je suis encore fatigué, les cafés ne servent à rien, en plus ils ne sont pas bien bons. Je retourne dormir jusqu’à midi et demi.
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Je vais faire des courses à 13 heures, à boire simplement et un peu de pain de mie et de la litière qui est à deux euros de moins qu’à la supérette, j’ai surtout besoin de boissons et je vais me calmer sur les Monsters, je n’en ai même pas pris un, j’ai pris du Coca sans sucre dans une grande bouteille. De toute manière, il est temps pour moi de perdre du poids. Il y avait beaucoup de monde dans les rues et dans le Carouf, c’était désagréable.
En plus, j’ai croisé les voisins du dessous qui étaient absents depuis des lustres et en fait ils étaient malades tous les deux. Je n’ai vu que le mari. La dame a dû se faire poser une hanche artificielle et le monsieur a de gros soucis hépatiques sans solution apparemment. Bref, ils ne vont pas bien. Je n’ai pas parlé du chat au monsieur, ils ont d’autres préoccupations.
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Monster Magnet — Superjudge (1993)

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Bizarre de ne pas trouver de pochette correcte pour ce disque parfait qui a eu un grand rôle dans ma vie, même si personne d’autre n’écoutait. Grand plaisir personnel, dans mon coin.
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Je finis par manger un peu et dormir beaucoup. Je me relève à 16h30, j’appelle mes parents parce qu’il est temps, mais je ne suis pas en forme mentale. Après, je décide qu’il est temps de fumer après m’être occupé du chat qui m’inquiète mine de rien, il ne va pas tarder à passer l’arme à gauche, ça me perturbe, comme le fait qu’Audrey ait perdu la chatte que j’ai élevée.
Donc je fume, deux fois, parce que la première fois je me suis étouffé au milieu. Comme ne fume plus beaucoup, j’ai plus de chances de m’étouffer.
Une journée vide, besoin de sommeil et une soirée qui va se passer sous la bonne vieille weed de qualité, qui reste plus intéressante que les truffes. Les truffes rendent high, mais pas comme la weed et je préfère de loin la weed, si seulement j’avais été plus prévoyant et évité des choses, juste pour essayer si cela fonctionne ou non. C’est bien naze ce que j’ai fait, je vais le payer de n’avoir pas assez de weed. Bien fait pour moi. On ne m’y reprendra plus. Je dois dévouer ma vie au jardinage de weed, tout en fumant et en écoutant de la musique, c’est bien comme occupation. Au moins je fais quelque chose de mes dix doigts.
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WuW — L’orchaostre (2023)

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Je vais donc m’occuper du jardin, il en a besoin. J’ai un peu mal au ventre, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais bref. J’ai mis ma robe de chambre même s’il ne fait pas froid. Je me sens plus en confort comme cela. J’ai envie de me coucher en plus, encore, alors non, je reste dans le coma à mon bureau, enroulé dans ma robe de chambre qui ne sent pas le frais au passage, j’ai des machines de linge supplémentaires à faire.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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