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Page 230725

Je me lève à trois heures, je ne pense pas me recoucher avant de faire les courses à sept heures. Je savais que je n’allais pas dormir de toute manière. Je suis toujours en cours d’écouter de la musique kitsch, là c’est carrément du Pop Metal de 1987, c’est super dur à écouter et en même temps, cela me rappelle mon enfance dans les années 80, j’aurais bien aimé ce genre de musique. Bon, je n’en abuse pas non plus, faut pas déconner, quelques morceaux pour se faire une idée d’un groupe que je n’ai jamais écouté sachant que ce n’est vraiment pas mon style. Bon, on arrête les bêtises et on met de la musique un peu meilleure.
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Sandrider — Armada (2022)
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J’ouvre la fenêtre de la cuisine pour faire entrer de l’air froid dans mon appartement, parce qu’en plus, j’ai fumé une cigarette. Croisons les doigts pour que les bestioles dorment, les moustiques notamment.
Finalement, je me suis recouché et j’ai bien dormi, au moins quatre heures, je me lève à neuf heures bien éclaté de sommeil. Je me réveille de la nuit de la weed surtout. Je bois du café, mais il est décaféiné, parce que je n’avais pas trouvé d’autres dosettes au Carouf et rien à la supérette non plus. La chose la plus importante à faire aujourd’hui, c’est d’acheter de la litière au Carouf et laver la caisse du chat. Je peux aussi dire que je m’en fiche et ne faire que les courses à la supérette avec la litière bien plus chère, mais je ne suis pas d’humeur à aller au Carouf, non pas que ce soit loin, c’est l’ambiance qui est pourrie. J’aime bien faire l’ouverture à sept heures quand je suis debout, mais sinon, je n’aime pas trop. Je suis bête, si j’ai besoin de café, je suis obligé d’aller à Carouf, merde. Bon ben il faudra faire comme ça, même si je n’aime pas. Je ne veux pas me retrouver sans café du tout. Et bien non, je suis allé à la supérette, il y avait toutes les boissons, donc cela remplacera le café jusqu’à demain, les Monsters sont plein de caféine, en quantité énorme, pas besoin de café dans ce cas. L’important était de trouver la litière, parce que je dois laver la caisse du chat. Derrière, je me laverai les cheveux.
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Il est onze heures, mais je ne fume pas de la weed tout de suite, je me laisse un peu tranquille, juste un peu fatigué. J’ai fait le principal pour le matin, je me demande si je ne ferais pas une petite sieste bien paisible au son de la nature, cela serait une bonne idée, je n’ai pas envie de faire quoi que ce soit, même pas fumer donc. Non, je vais essayer de rester debout et ne pas faire n’importe quoi. C’est bien de faire n’importe quoi, mais pas tout le temps. C’est la subtilité de l’affaire.
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Serpent Omega — II (2020)
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Il est midi, je fume ma première weed de la journée. Belle performance d’avoir attendu midi. J’ai écrit à Lucile, qui a l’air occupée ou préoccupée, je ne sais pas. On verra bien quand elle me contactera.
J’essaie de rester dans une humeur correcte, mais ce n’est pas facile, j’ai tendance à être un peu déprimé quand même, malgré tous les médicaments. Je fume pour contrecarrer cela, même si je suis sous antidépresseurs, cela ne suffit pas.
J’appelle mes parents pour des nouvelles, elles sont plutôt morbides, des amis qui meurent et sont en âge de mourir autour d’eux. Et la mort de ma grand-mère qui semble se rapprocher, elle ne va pas bien ces temps-ci.
J’ai sms Audrey pour les heures vendredi et samedi. J’ai dit aussi que je peux rentrer en car directement si c’est trop tendu pour eux niveau planning. Je dors encore jusqu’à 16h30, je me demande pourquoi je suis épuisé comme ça. Je peux me coucher n’importe quand, je suis certain de m’endormir. Serait-ce la dépression, parce que ça fait ça la dépression. Je ne sais pas. Je suis certes las et je me laisse aller. Je devrais fumer plus, cela pousse à dormir, mais si je reste réveillé, alors je sais que je vais faire les choses nécessaires. C’est bientôt l’heure pour la caisse du chat. À descendre à 19 heures maximum. Puis je prendrai ma douche avec les cheveux enfin. Voilà ce que je dois faire ce soir. Le reste ne compte pas, je dois m’en tenir à cela.
C’est terminé pour la caisse du chat. Ensuite, je me suis reposé en bloquant un peu, mais ce n’est pas important. Je ne vais pas tarder à prendre ma douche aussi. J’écoute un disque d’abord, puis on y va comme une brute, à la douche.
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Je pense aussi que je vais fumer un coup, je n’ai presque pas fumé aujourd’hui, c’est étrange. En même temps, je n’ai fait que dormir. Je fume de la weed pas trop forte, mais l’effet est rapide. Je me perds dans la musique et les pensées qui flottent. Je pourrais aller à la douche maintenant, en étant bien high, cela se passerait parfaitement sans penser à rien, avec de la musique en plus, histoire de continuer les bonnes choses, avec une douche qui fonctionne enfin. Il faut que j’achète du déboucheur par contre, parce que ça fait longtemps et cela ne s’écoule plus bien. J’enlève pourtant les cheveux autant que possible, mais au bout d’un moment, c’est trop et cela n’évacue pas très bien. J’attends juste la fin du morceau en cours.
Je me suis douché très vite, avec la pression, on peut se rincer facilement, c’est bien. J’ai même utilisé le sèche-cheveux qui est trop chaud, mais j’ai quelques problèmes de cuir chevelu, peut-être qu’en me séchant bien, cela se résoudra. Ce n’est pas important finalement. Je fais comme ça me chante et je fais fi des petits problèmes non importants de la vie courante.
J’ai quand même échappé au pire, avec les bêtises que j’ai faites quand j’étais bien plus jeune. Je suis passé entre les gouttes mortelles de l’existence.
Je finis de bloquer pour la soirée. Il est bientôt une heure, je devrais essayer de dormir un peu, beaucoup si possible, je ne sais pas, c’est tout le problème. En tout cas, il faut se laver les dents, recharger la vape etc. Ce qui signifie se coucher. Je vais essayer de dormir, parce que sinon je serai super décalé pour aller chez Manu et dormir etc. Ça me fait un peu chier, mais de toute manière, ce sera rapide à coup sûr. Bref, je vais essayer de dormir maintenant en fumant un peu plus de weed pour bien faire.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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