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Je me lève vers 7 heures, j’ai passé une nuit de repos assez longue, ce qui est bien. Le chat m’embête un peu au réveil, mais rien de grave. Je finis par m’en sortir. Tout le problème est que je fume une cigarette longue roulée au réveil avec du café, mais je ne suis pas certain d’en avoir encore envie. Cela devient une mauvaise habitude uniquement. Je ferais mieux de me contenter de weed, à n’importe quelle heure.
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Holy Serpent — Endless (2019)
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La supérette va ouvrir, je pense que je vais faire quelques courses, je ne sais pas encore quoi. Je ferais peut-être mieux d’aller à Carouf, mais je n’ai besoin de rien de Carouf pour le moment. Ou presque. La supérette sera très bien. Je peux prendre un seul Monster sucré s’il n’ont pas refait les stocks, ou me contenter de Coca sans sucre et laisser tomber complètement le Monster, ce qui serait le mieux pour moi je pense. J’ai pris de l’eau, du Coca, des biscuits et un truc qui fait grossir, mais on s’en fiche totalement. Il n’y avait pas de café, mais j’en bois beaucoup trop. Je dois arrêter la caféine autant que la nicotine, en même temps, parce que c’est lié, c’est bien le problème.
Je ne fume pas de cigarette, donc je peux fermer les fenêtres, il fait assez frais comme cela. Je ferme tout, pour rester dans mon jus, paisible. Je finis par faire la sieste, une heure environ, je me suis réveillé tout seul, je ne dois pas être trop fatigué.
Je fais quand même une sieste jusqu’à midi, j’ai trop fumé de weed et surtout j’ai mangé du gâteau, un gros bout, forcément, cela me fait dormir la digestion. Bref, la musique était excellente de toute manière, elle m’a accompagné durant tout mon coucher et mon sommeil. Je ne pense pas que ce soit idéal de dormir avec de la musique dans les oreilles, genre cela doit mal reposer, mais je m’en fiche puisque je dors quand je veux, dans n’importe quelle condition, tant que je suis chez moi.
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Hour of Penance — Misotheism (2019)
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Je suis assez fier de ne pas fumer de cigarette, ce n’est pas facile, mais je réussis quand même. Bien entendu cela ne s’applique pas à la weed pure à la pipe, ce qui doit sentir à mort chez moi, mais je ne m’en rends absolument pas compte. D’ailleurs, je devrais planter un ou deux pots neufs en plus de celui qui vient de germer et faire ses deux premières feuilles. Je fais attention parce que ceux-là ne fonctionne que moyennement, celui des boîtes avec leur propre engrais. C’est un peu pitoyable comme résultat en général. En fait, c’est pour les débutants, tu plantes, ça marche à peu près, rapidement et les choses sont simples.
Je suis repassé sur Ulysses pour écrire mes ruminations, je change un peu les options, je le rends le meilleur possible.
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Kabbalah — The Omen (2021)
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Je fume de la weed pourrie depuis ce matin. Je vais chercher une fleur de White Widow pour que cela change, que ce soit de la vraie bonne weed, qui a poussé parfaitement. Ensuite, je peux me détendre en écrivant du rien sans fin sur un disque. Rien de plus. Il va bientôt falloir que je prenne mes médicaments. Le high n’est pas du tout le même entre les deux weeds. Là, je suis vraiment bien high et les yeux grands ouverts sur le monde de mon petit appartement et même un peu plus, comme les fenêtres sont ouvertes et les rideaux aussi. Je me balance comme un autiste en rythme sur la musique, je ferme les yeux parfois, c’est une véritable jouissance qui dure infiniment si on le désire. Je préfère de loin la weed au sexe. Je choisis la weed 100% du temps, c’est clair. Je me sens tellement bien avec la WW. Rien à voir avec le high d’autres variétés que j’ai fumées. C’est vraiment le meilleur effet à mon goût. Un high puissant, mais qui n’empêche pas de faire des choses, dans le sens où on peut se lever et faire des choses, on n’est pas nécessairement cloué au canapé, ce qui arrive souvent avec d’autres weeds. C’est sympa aussi, mais à 14 heures, la WW est toute indiquée. Oh la vache, je vais finir de m’habiller pour le frais, je récupère mes médocs à prendre bientôt, je m’assieds et je ressens bien le high de la WW, c’est comme passer d’une marque de bière pourrie à une excellente, rien à voir.
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Kvelertak — Natessferd (2016)
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Il faudra, un jour où je ne suis pas complètement raide, de gérer un peu mes données, depuis plus de 20 ans, j’ai des trucs sauvegardés sur un disque dur ancien, il faut rapidement le mettre sur un SSD ou sur le Cloud avant que le HDD ne meure, ce qui sera déjà peut-être le cas… Dommage dans ce cas-là. Tout est perdu. Mais comme ce sont des choses que je ne consulte pas, cela signifie que cela n’a pas d’importance.
Je mets ma housse de couette à laver, avec de l’eau normale, cela lavera mieux désormais. Je me fais un café aussi. Un grand. Puis je ferme tout, j’en ai terminé avec le monde extérieur, je ne désire même pas savoir ce qu’il se passe. Je vais remettre mon casque et filer dans la musique.
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Je pense que je vais aller faire ma sieste de l’après-midi. Je vais peut-être grignoter un bout, je ne sais pas, je n’ai pas grand-chose à manger, je n’ai encore acheté que du liquide. Je fais donc ça et je me relève d’une sieste musicale à 16h30. Je fume un peu de WW pour relancer la machine et me voilà reparti dans mes affaires préférées.
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Long Distance Calling — Boundless (2018)
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La WW est vraiment puissante, je me retrouve tout à coup à 21 heures, je ne sais même pas vraiment ce que j’ai fait de mon après-midi. Je sais que c’était agréable, mais comme dans un rêve. Là, je reviens à moi, j’écoute le disque que j’avais laissé de côté pour faire plein de choses. Ma housse de couette est lavée, la poubelle jaune descendue, j’ai vu le début d’un film trop nul que j’ai arrêté en route, mauvais choix.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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