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Je me lève peu après 7 heures, je me suis couché tôt hier. J’ai rêvé longtemps ce matin, ce n’était pas très agréable, je me suis réveillé de mauvaise humeur. Lucile m’avait sms dans la nuit, mais cela ne m’avait pas réveillé. Je lui réponds juste une chose gentille après ma clope et mon premier café. J’aère, il fait assez frais, mais il fera plutôt chaud aujourd’hui. Il faudra bien se calfeutrer. Je ne crains pas encore à cette température, cela reste courant et supportable.
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Black Crown Initiate — Violent Portraits of Doomed Escape (2020)
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Aujourd’hui, j’achèterais bien du Coca uniquement comme boisson autre que l’eau du robinet. Je ne sais pas quand les supérettes seront ouvertes, c’est un jour férié, fait chier. Je sors à 9 heures je pense. Si la petite supérette est encore fermée, je vais au petit Carouf, ce ne sera pas grave. Il devrait être ouvert à 9 heures. Je peux prendre deux bouteilles de Coca, c’est tout. Peut-être du pain de mie et encore ce n’est pas certain, je peux attendre demain pour cela. Pas d’eau pétillante, j’en ai marre de m’occuper des tas de bouteilles à porter, à mettre dans la poubelle jaune, bref, c’est chiant.
Il est 8 heures, je ferme les fenêtres, j’ouvre celle de la chambre pendant que j’y suis, ça fera du bien un peu d’air dedans. Ensuite, à 9 heures, je sors faire mes achats au Carouf je pense, la supérette ne sera pas encore ouverte, quand bien même, le Coca n’est clairement pas au même prix ni dans les mêmes quantités. Après les courses, je vais commencer à fumer et la journée se déroulera paisiblement. Je dois changer la housse de couette, je dois jardiner deux fois.
Penser à boire moins de café aussi, j’en abuse et c’est inutile.
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Black Prism — Black Prism (2016)
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J’en ai terminé avec le café. Il va être temps de faire les courses, mais j’ai envie de fumer du tabac pour me réveiller parce que je suis en train de me rendormir. Je fume une petite cigarette et je vais faire l’ouverture du Carouf. Je dois même attendre quelques minutes. J’en profite pour poser un chèque à la machine de la banque en attendant.
Je prends deux bouteilles de Coca et ils ont été livrés en Monster sans sucre, j’en prends un avec culpabilité. Arrivé à la maison, je ferme tout et je bois le Monster après une grosse pipe de weed. Je bloque un peu sur des sujets peu intéressants. Je vais fumer encore plus et bloquer plutôt sur la musique que je n’écoute que d’une oreille.
Voilà, cela va mieux ainsi, mon corps commence à frissonner. Il fait un temps à une sieste musicale. Mais je ne sais pas si je ferais mieux de continuer mes affaires, je n’ai pas envie de faire la sieste, j’ai envie de faire autre chose. Alors je ne vais pas me coucher et je continue mes affaires personnelles.
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Bongripper — Terminal (2018)
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J’ai faim désormais. C’est normal, j’ai fumé toute la matinée, il y a un moment où on ressent le besoin de se nourrir. Je fais simple, des pâtes. Ce sera bien ainsi. Encore deux minutes de cuisson et je prépare mon assiette que je vais manger dans la cuisine, je n’ai pas envie de manger dans le séjour aujourd’hui. Je suis en train de me faire les nouveautés musicales, comme d’habitude, beaucoup à jeter. Et le reste doit être trié. Pas facile. Mais le plaisir des découvertes le vaut bien. Je vais jusqu’au repas, je fais une sieste ensuite, normal. Je manque Jack qui m’écrit dans Telegram (je déteste cette app, sur mon phone en plus). Je lui réponds après la sieste, elle doit dormir au Japon à cette heure, elle se couche toujours très tôt, même le weekend. Ils se lèvent aussi aux aurores, genre à 5 heure du matin et le soleil sort, les gens sont largement debout, j’ai vécu ça aux Philippines. C’est super désagréable de se coucher à 9 heures maximum. Bref on s’en fout, on verra demain. Depuis, je me suis levé, j’ai fumé de la WW pour un excellent high, tout va bien. Je continue les découvertes, électronique ou juste des morceaux / teasers pour des albums futurs. Plusieurs disques qui m’intéressent vont bientôt sortir, ce qui est parfait.
Jack me répond, elle sort de soirée avec un ou une amie, je ne sais pas le genre. Elle rentre chez elle. Elle me dit qu’elle discutera avec moi là-bas. Elle me dit qu’elle a vu un psychiatre et qu’elle va beaucoup mieux. C’est bien pour elle, elle en avait besoin la pauvre. Après, je ne ressens plus rien pour Jack. Je réponds par politesse, je n’engage jamais une conversation. Ce n’est pas parce que je suis méchant, c’est parce que c’est le passé et je préfère le garder en tas derrière moi sans le regarder.
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Radiant Knife — Pressure (2023)
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J’attends comme un idiot alors que je sais que Jack ne me contactera qu’une fois qu’elle sera au lit, prête à dormir et une fois de plus, elle s’endormira au milieu de la conversation. Cela fera des centaines de fois, je suis habitué. J’ai appris à ne pas le prendre mal. Elle n’a même pas pris la peine de m’envoyer un message, elle a dû se coucher directement. On va dire qu’on s’en fout, même si on était un peu dans l’attente d’une discussion programmée à l’avance, mais je savais bien que ça foirerait comme toujours. Voilà pourquoi je n’aime pas la fréquenter même de loin, ça me fait chier.
J’ai plutôt changé mon drap housse et la housse de couette, ce qui est toujours compliqué de le faire tout seul je trouve. Cela me donne chaud, alors que l’appartement résiste bien aux 33° dehors, pas de quoi stresser. Je vais quand même enlever mon gros treillis, il ne fait pas aussi frais que dans mon ancienne maison ardéchoise où je pouvais me trimballer en vêtements de printemps. Je mets le ventilateur sur moi. La chaleur aide les fleurs à sécher, c’est très bien aussi, avec le ventilateur dédié toutefois, il fait trop humide sinon. Je commence à avoir faim, puisque je mange tôt depuis que je me suis levé tôt aussi. Alors je mange, je vais directement à la sieste, courte, pas besoin de dormir longtemps, je me réveille à moins d’une heure de sommeil, facile.
Maintenant il est 19h40 et je ne sais pas ce que je vais faire. Est-ce que je continue d’écouter tous les morceaux électroniques nouveaux de ma liste de créateurs que je suis. Je vais mater une série je pense. Ce sera bien et simple. Le chat sera content à côté de moi et je mettrai mon cerveau de côté, je fumerai un bon bout avant de commencer, peu importe si je ne me souviens jamais de ce que j’ai vu, c’est pratique, je peux le revoir en état à nouveau étonné si l’on peut dire.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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