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Page 230610

Debout à 03h30. Je suis encore défoncé. J’ai envie de faire des courses pour m’acheter de la bonne boisson, j’ai été trop strict ce dernier coup, avec que de l’eau. Je suis super fatigué, je dors dans le fauteuil du salon, on peut facilement dormir dessus, il est ultra vieux, mais je l’adore. Je me réveille bien plus tard et encore dans les choux à 7 heures.
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Dead Quiet — IV (2023)

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J’ai pris mes médicaments, je bois un café, je suis encore bien éclaté, j’ai les yeux qui ont tendance à se fermer tous seuls. Je me rends compte que nous sommes le weekend, samedi. Cela change un peu les perspectives pour faire les courses.
Je secoue la tête pour me réveiller après avoir fumé du tabac qui ne m’a pas réveillé.
Je vais me faire un café trop fort et mauvais, il m’en reste encore. J’en profite pour faire de la muscu, ce qui me réveille beaucoup plus. Dans une demi-heure, je vais faire mes courses à la supérette, c’est simple et je devrais être suffisamment en forme.
Tu parles, je me suis endormi devant mon ordinateur, la tête pendante sur mon torse jusqu’à presque 10 heures. Là, je me réveille enfin, j’avais besoin de sommeil, mais pas dans mon lit. Je vais faire les courses de liquides divers, je discute un peu avec ma copine qui est contente comme moi parce qu’il fait frais aujourd’hui. Apparemment il y a eu de l’orage, je n’ai rien entendu pendant mon sommeil, je ne suis pas certain qu’il y ait eu orage en centre-ville. Le sol est toujours dégueulasse vers chez moi, une bonne pluie, normalement, cela lave bien les sols. Mais peu importe.
Je rentre chez moi. Tabac Weed plus Monster, le trio parfait.
J’écoute les nouveautés de la semaine qui sont sorties hier, je suis dans Spotify, Apple Music me fait chier. Il gère trop mal l’électronique, ça va pour écouter le top 50, sinon c’est l’enfer. Spotify est bien pourri aussi, mais sa navigation, son algorithme et son contenu électronique sont vraiment bons.
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Black Rainbows — Superskull (2023)

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Ma sortie m’a bien réveillé. La weed est légère, suffisant pour un matin. Ou pas. Je vais fermer les fenêtres, il fait juste bon dans l’appartement. Je nettoie ma pipe un peu en profondeur, finalement je finis par fumer un peu de weed pure dans l’autre pipe. J’ai bien envie d’être défoncé à la weed aujourd’hui. Rien de mieux que le matin en plus. Je ne sais pas pourquoi, mais je cherche des mots en Allemand dans ma tête pour décrire quelque chose et je me rends compte que je ne connais plus rien en Allemand, alors que j’étais assez bon au lycée, c’était ma première langue. Donc bon, on oublie cette langue pour de bon, on ne garde que l’Anglais, parce que c’est pratique et c’est une belle langue, je l’aime beaucoup, comme j’aime beaucoup le Français aussi, je trouve que les deux vont bien ensemble.
Je termine mon Monster. Il est sorti de gros disques aujourd’hui, c’est bien.
Je vais sur Twitter voir ce qu’il se passe dans le monde. La propagande de tous côtés est flagrante. On est obligé de se forger une opinion par nous-même par manque de sincérité dans la communication. Et on peut se tromper aussi, ce n’est pas si simple de faire de la veille sur Twitter. Souvent, cela me met de mauvaise humeur de voir ce qui se passe dans le monde, cela me met un peu en colère, même si ce n’est pas vraiment un trait de ma personnalité, la colère, je veux dire.
J’ai fait une sieste bien paisible, musicale électronique, sous weed, la perfection. Je me relève à 12h30. Je fume du tabac. J’hésite pour la weed, je pense que je suis encore assez raide pour le moment. Je donne à manger au chat. Je devrais aller me faire un café, un mauvais, il en reste. Je fais ça, je fume encore, pour perdre un peu le contrôle de l’appareil, de se laisser flotter sur l’air en mouvement.
J’écoutais les nouveautés, mais la plupart ne sont pas à garder. Je n’ai pas envie de faire ça maintenant. Je mets un shuffle d’Electronic. Minimalisme de rigueur et un esprit dégagé de toute impressions, le monde est formé exactement comme il est advenu.
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J’ai encore fait la sieste, après un repas normal que j’ai eu du mal à terminer, pourtant ce ne sont que des pâtes, moins cuites que d’habitude, ça doit jouer sur la satiété. Sieste presque permanente. Je pourrais dormir encore des heures j’en suis certain. Mais je tente de rester dans les clous de la journée.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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