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Je me lève un peu avant 10 heures, un sms d’Elisa et des mails qui tombent dans ma boîte et mon phone n’est pas en mode nuit alors ça me réveille, mais j’ai le sentiment d’avoir dormi suffisamment. Je ne me suis pas couché trop tard dans la nuit.
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Glowsun — Beyond the Wall of Time (2015)

Excellent groupe de Stoner. Des Français je crois en plus.
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Échange de sms avec Elisa, tranquille, elle n’a pas super envie de parler, même si c’est elle qui m’a contacté. Elle me montre surtout son dernier dessin.
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Acid King — Beyond Vision (2023)
Je l’écoute à nouveau, j’ai besoin de m’en imprégner, de mieux le connaître.
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J’ai un mois entier de solitude, ce qui me fera du bien. Ça va être dur de ne pas trop fumer pour ne pas me retrouver à court en deux mois. Je bois un Monster de bon matin, c’est froid, mais c’est bon. Cela me réveille bien. Je ne sais pas si je sors acheter du café à la supérette qui ferme l’après-midi. Ce serait bien que je le fasse, mais je n’ai pas envie de sortir, il fait froid ce matin bizarrement, et gris. Les prochains jours seront bien plus beaux.
Je sors à la supérette finalement, ça se passe bien, la dame enjouée, la propriétaire qui généralement bloque sur son phone, aujourd’hui elle était d’humeur communicative. J’ai acheté le café et ce dont j’ai besoin, c’est très bien comme cela.
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Je commence à fumer vers midi, des petits restes de la Gorilla Glue. Je mange un gâteau pour l’occasion. Elisa me dit qu’elle va à une convention de tatoueurs dans l’espace pour les conventions et autres trucs de foule. Elle me propose d’y aller, mais moi ça me fait chier de piétiner dans un salon de tatouage bondé, à dix bornes de chez moi. C’est le genre de truc qui me fait angoisser. Elle sait que je suis malade, donc elle comprendra. Cela ne lui pose pas de problème, elle me proposait au cas où. Elle me dit qu’a priori, elle y va seule. Donc je culpabilise de ne pas l’accompagner. Mais Elisa me dit qu’elle m’enverra des photos et qu’elle me racontera sa journée. Tout va bien.
C’est le genre de plan où usuellement, je me sens obligé. J’accepte et je subis ensuite. J’ose lui dire que c’est trop pour moi, elle ne m’en veut pas du tout. Mais elle y va apparemment seule. C’est bizarre qu’elle n’ait pas une copine ou un pote pour l’accompagner. Elle me demande à moi, c’est bizarre. C’est gentil, mais c’est bizarre.
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Orange Goblin — The Big Black (2000)

Du pur Stoner de la bonne époque, je connais vraiment bien. En live ils assurent carrément, après avoir tourné dans leur van durant toute leur carrière, genre 25 ans, j’ai adoré les voir sur une grande scène, ils n’avaient jamais fait un concert avec autant de fans, le chanteur n’en revenait pas et n’arrêtait pas de nous remercier et d’être à fond dans la musique, c’était vraiment un superbe moment de communion.
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J’ai froid, je fume une clope, roulée sans filtre, comme à la bonne époque. Je me fais un café pendant ce temps. Je mets ensuite le chauffage un peu, parce qu’on s’en fiche, j’ai beaucoup moins consommé le mois dernier en électricité, je suis dans les clous.
Je suis plus high que je le pense. Je ne suis pas raide, j’ai pris l’habitude, mauvaise, d’être raide au lieu de juste être high, comme maintenant. J’ai envie de fumer plus, mais cela ne m’apportera rien, voire du sommeil, alors que je n’ai pas besoin de dormir.
Je fais la vaisselle dans un bel effort, puis je mange mes pâtes et je vais faire la sieste, c’est bien le moment. Je me relève peu après 16 heures, je prends mes médicaments, je fume un peu des restes.
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Sadhus “The Smoking Community” — Big Fish (2018)

Du Sludge bien trippant et âpre.
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Il ne fait vraiment pas beau aujourd’hui, la grisaille et une sorte de froid étrange. Je suis à l’abri dans mon séjour ou ma chambre, mais c’est un peu déprimant cette vue sur le tribunal. Je fume encore des micro fleurs de RG. Mais j’en ai assez, trop de feuilles, je vais jeter le reste et ne me mettre à fumer que la plus grosse des fleurs qu’il me reste.
Je bloque longtemps, je mange plein de gâteaux, forcément et des calissons aussi de Lucile. J’essaie de ne pas les engloutir tous d’un coup.
Je ferme le rideau, la journée a assez duré. J’écoute le disque, je me demande si je regarde un film ou quelque chose comme ça.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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