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Le chat miaule et m’oblige à me lever à 7 heures. Je suis fatigué à sept heures, normalement il me faudrait plus de sommeil.
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Awooga — Conduit (2018)
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Il est 08h20, j’ai déjà fait mes courses, assez raisonnables pour une fois, mais le PQ a le prix du Diable : 6.66 euros. Bon, c’est un grand paquet au moins, mais je n’ai pas pu prendre mille trucs avec et ça m’a coûté un bras. Les prix sont délirants. Mais j’ai trouvé enfin plus ou moins de la moutarde normale, mais dans un pot qu’on presse, pas dans un truc en verre. Je sens que cela sera merdique, mais je n’ai pas eu de moutarde forte depuis plus d’un an facile. Bref, on s’en fout. Je pense que je vais aller me recoucher pour terminer ma nuit. Je n’ai rien de spécial à faire tout de suite, je vais prendre une bonne heure de sommeil. Je dors bien, cela me fait du bien. Et d’avoir fait les courses avant huit heures était une bonne chose. Journée truffes légères, pas beaucoup, juste trois grammes je pense. Je peux peut-être passer à cinq si je suis de bonne humeur, mais ce ne sera pas un gros high de malade. Cela restera léger et cela me convient comme ça. J’ai des Valhalla, mais je les garde pour une autre fois.
J’écoute un shuffle de toute ma musique non électronique. Je tombe sur de bons morceaux que je n’écoute pas souvent, c’est bien ainsi. Il est 10h20, la journée semble avoir commencée il y a des lustres. J’ai tout fait super tôt le matin et j’ai fait une sieste digne de l’après-midi. Une journée qui va partir en rien à foutre. Ce n’est pas plus mal, j’en ai assez de la vie de ces derniers jours. J’ai besoin d’être bien high et d’oublier le monde.
Je me fiche du passé, du présent, du futur. Rien ne va dans la bonne direction. Autant vivre dans le présent défoncé et rien d’autre, je n’ai vraiment pas besoin d’autre chose. De toute façon je suis triste sinon. Me voilà high sous truffes, une bonne chose de faite. Pas besoin de pomper sur ma weed, je maîtrise le high avec les truffes magiques, c’est vraiment ce qui me sauvera cet été et je commence déjà à éviter de fumer trop avant la soirée. Bref, je me noie dans la musique, la seule chose qui tienne encore debout malgré toutes les horreurs.
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Bridge Farmers — Bridge Farmers (2018)
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Me voilà monté bien haut, c’est parfait, je vibre de tout mon corps et mon esprit. La musique prend une autre dimension. Je suis plus raide que ce que j’attendais, la vache.
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Je coule du nez à cause du café bien chaud que je viens de boire et je baille sans arrêt, ce qui me fait pleurer. C’est fatiguant à la longue. Je me fais un autre café. Je suis impressionné par la puissance des truffes du microdosing. Cinq fois un gramme, ça met bien mine de rien.
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Brunt — Brunt (2014)

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Quoi que je fasse, je ne peux pas m’enlever des l’esprit des scénarios d’euthanasie de mon chat. Je suis angoissé par les histoire de chat. C’est au-delà de ce que je peux maîtriser. Pourtant, je n’y peux rien, c’est comme cela que fonctionne la vie des animaux, humains compris.
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Je fais une sieste assez longue, j’étais en manque de sommeil. Je me réveille l’impression d’être clean. Alors je fume un bon bout de weed après avoir fait deux ou trois choses. Il est 15h30 maintenant, je ne suis pas certain de la suite des évènements.
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Pale Sloth — The Burden of Existence (2018)
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Je fais tout un tas de choses dans un errement absolu. Je m’éveille parfois, le moins souvent possible. Je suis un animal qui hiberne. Des mots s’oublient avec la vie en solitaire. Je reprends mes principes, il y en a beaucoup trop. Sous des platanes.
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King Buffalo — The Burden of Restlessness (2021)

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L’entité me possède presque immédiatement, je ne suis pas invisible à ses yeux. Sentir les tendons, les ficelles tiraillées.
Le besoin n’existe pas dans le commun. Les choses sont posées là, elles ne bougeront pas. Rejeter les tentations les plus absurdes. Tomber dedans quand même, dans la glue.
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Palehorse/Palerider — Burial Songs (2017)

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Nous sommes maintenant dans la nuit, j’ai bloqué pendant des heures sur des choses de musique.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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