Yliaster.fr / Page 230508

Page 230508

Je me lève à 10 heures. Je n’ai fait que dormir hier et cette nuit et ce matin, c’est sans fin. Je pense que j’étais un peu malade. Cela semble aller mieux ce matin. Mais je suis dans les choux. Je ne sais pas si je dois acheter quelque chose pour manger ou boire, je suis entre deux possibilités. Je pourrais me passer de tout aujourd’hui, mais cela sera ennuyeux pour quand je rentrerai de Cognac. Il faut que je prenne des choses je pense. Je ne sais pas quoi cependant. Je prends des choses un peu au hasard. J’ai une jolie fille à la caisse avec des yeux magnifiques et un beau sourire. Je veux dire, spécifiquement avec moi elle était souriante et me regardait dans les yeux. Elle avait de jolis tatouages. Elle est nouvelle on dirait, pourtant elle sait bien faire. Bref, un beau sourire et de beaux yeux, cela fait du bien à ma journée qui commençait assez mal.
Mais une fois rentré à la maison, je retombe immédiatement dans la fatigue que je traîne depuis plusieurs jours. Il ne fait pas beau, mais il ne pleut pas encore. Ce sera demain la grande pluie, pile quand je dois aller à Cognac, pas de chance. Je vais donc me coucher.
— •
Je dors bien, avec de la musique paisible dans mes écouteurs, jusqu’à 14 heures. Je ne fais que dormir.
Je teste des trucs sur mon Mac.
J’en ai terminé des siestes pour aujourd’hui. J’ai assez dormi entre hier et aujourd’hui. Il est 16 heures, j’ai passé une plombe à nettoyer mon bureau, à virer le clavier midi qui me prenait la tête devant mon nez alors que je n’utilise même pas. Il faudrait que je fasse la vaisselle pour manger mes pâtes, je me sens mal dans mon ventre quand je ne mange pas mes pâtes plusieurs jours d’affilée comme ce fut le cas ces derniers jours. Mais bon, peu importe tout cela. Je me sens comme il faut maintenant, certes je dois laver la vaisselle et me faire des pâtes, il est tard pour un repas de midi. Bah, les heures…
— •
Allegaeon — Elements of the Infinite (2014)

— •
Je fais la vaisselle, je prépare des pâtes pour manger dans quelques minutes. Au moment de manger, j’ai vraiment mal aux intestins, cela me tord les boyaux c’est terrible. Ce n’est pas l’estomac, car j’arrive à manger la moitié de mes pâtes, mais j’ai trop mal pour finir mon assiette. J’ai juste mal, rien d’autre, rien à faire aux toilettes, de la souffrance pure et brute. Je me dis que j’ai de la chance de ne pas aller à l’hôpital, beaucoup de gens y vont, comme mes voisins du dessous. La dame parce qu’elle a dû se faire mettre une hanche artificielle et son mari qui a des problèmes hépatiques. C’était pour cela qu’ils étaient absents tous les deux pendant aussi longtemps. Je n’ai vu que le mari, il a l’air déprimé, il a peut-être un truc vraiment grave, probablement puisqu’il était à l’hôpital et il me disait qu’il n’y avait pas vraiment de solution. J’espère que ce n’est pas un cancer du foie. Enfin ce sont de mauvaises nouvelles et il est hors de question que je parle de nourrir le chat, ils ont bien assez à gérer comme cela.
Je finis par aller me coucher, je n’ai pas mal au ventre au lit. Je me relève tard à 19h40, j’ai bien dormi, probablement trop. Il va faire nuit bientôt et demain matin, il faut que j’assure pour partir à midi en bus. Je réponds à Lucile sur Deleuze et une experte pour la salubrité de son appartement et peut-être un logement social possible, ce qui serait bien. Comme d’habitude, je ne comprends rien à Deleuze et je trouve que le peu que je comprends, c’est de la merde. Quel sale type.
— •
J’écoute une playlist de Downtempo, la même que lorsque je dormais, je la continue. C’est bien paisible, atmosphérique, on flotte dessus. Il est déjà 20h30, le temps passe, je ne fais rien de concret. Je ne m’occupe pas de mon sac à dos alors que je le devrais. Je me dis que demain matin, je mettrai mon réveil pour être certain de me lever assez tôt et ainsi de faire mes affaires avant de prendre le bus à midi.
— •



— •
Je suis vraiment en mode rien à foutre là. Il est une heure, je n’ai pas sommeil parce que j’ai dormi tellement longtemps et souvent ces derniers jours. Il faut s’habituer désormais aux heures du monde moderne. Je fumerai un peu de hasch pour dormir, cela devrait suffire. Le chat me monte dessus, je viens de m’occuper un peu de ses affaires. Je me suis aussi débarbouillé le visage à l’eau fraîche pour faire disparaître la crème hydratante en fin de vie. Je suis en train de trouver une solution assez correcte pour ne pas avoir le visage trop sec ou trop gras, ça me dérange toujours. Avant, quand j’étais jeune, je mettais de la crème chaque jour, je me lavais le visage deux fois par jour, c’était dingue quand même.
J’ai bien vieilli jusqu’à maintenant parce que je faisais quand même grande attention à mon hygiène générale, je ne mangeais presque rien, je n’allais jamais risquer ma peau dans le mauvais temps, je suis un homme de l’intérieur. Je sors rarement. Il faut vraiment que le coin s’y prête comme une colline avec une forêt, une cascade, ce genre de choses. Mais il n’y en a pas ici, alors je ne prête pas mon visage à la pollution de la ville. Je n’ai rien à faire dans cette ville. C’est presque un village en fait. Pas besoin d’appeler Angoulême une ville, cela n’en est pas une.
— •
873.webp


— •
Je ne suis pas de bonne humeur, je n’ai pas envie de partir demain. Il faudra passer ce cap, deux semaines de suite, et je ne parle pas du mois prochain avec l’histoire du chat et mon voyage en Ardèche. Ce n’est pas facile. Je vais forcer sur les médicaments pour les moments difficiles. On va dire qu’il faut essayer de s’en foutre. De tout. C’est le plus important. Désormais, depuis un an environ, je ne fais que ce que je veux, et quand je ne fais pas ce que je veux, je marche à fond dans les médicaments. Chez moi c’est la drogue, ailleurs avec des humains ce sont les médicaments. Cela fonctionne et surtout quand on abuse un peu, on est bien high et tout se passe comme dans un rêve, comme si rien n’était vrai. Je n’aime pas la réalité. J’aime être dans ma prison dorée, avec mes petites affaires, internet, temporairement mon chat, les drogues, je vis bien mine de rien.

top↑

Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

Index des Pages

251203 / 250711 / 250710 / 250709 / 250708 / 250707 / 250706 / 250705 / 250628 / 230726 / 230725 / 230724 / 230723 / 230722 / 230721 / 230720 / 230719 / 230718 / 230717 / 230716 / 230715 / 230714 / 230713 / 230712 / 230711 / 230710 / 230709 / 230708 / 230707 / 230706 / 230705 / 230704 / 230703 / 230702 / 230701 / 230630 / 230629 / 230616 / 230615 / 230614 / 230613 / 230612 / 230611 / 230610 / 230609 / 230608 / 230607 / 230606 / 230605 / 230604 / 230603 / 230602 / 230601 / 230531 / 230530 / 230529 / 230528 / 230527 / 230526 / 230525 / 230524 / 230523 / 230522 / 230521 / 230520 / 230519 / 230518 / 230517 / 230516 / 230515 / 230514 / 230513 / 230512 / 230511 / 230510 / 230508 / 230507 / 230506 / 230505 / 230504 / 230503 / 230502 / 230501 / 230430 / 230429 / 230428 / 230427 / 230426 / 230425 / 230424 / 230423 / 230422 / 230421 / 230420 / 230419 / 230418 / 230417 / 230416 / 230415 / 230414 / 230413 / 230412 / 230411 / 230410 / 230409 / 230408 / 230407 / 230406 / 230405 / 230404 / 230403 / 230402 / 230401 / 230331 / 230330 / 230329 / 230328 / 230327 / 230326 / 230325 / 230324 / 230323 / 230322 / 230321 / 230320 / 230319 / 230318 / 230317 / 230316 / 230315 / 230314 / 230313 / 230312 / 230311 / 230310 / 230309 / 230308 / 230307 / 230306 / 230305 / 230304 / 230303 / 230302 / 230301 / 230228 / 230227 / 230226 / 230225 / 230224 / 230223 /

Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

2603.1