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Page 230722

Je me réveille tôt par rapport à mon coucher. À 8 heures. Je suis encore bien fatigué, je mets par inadvertance une cendre de ma cigarette dans mon café au lieu du cendrier, bien bête…
Je me sens fatigué, mais cela faisait plusieurs fois que je me réveillais, j’en avais assez de mon rêve qui était idiot si je me souviens un peu.
Je vais faire mes courses de boissons, je rencontre le bijoutier qui allait ouvrir son magasin, on a parlé un peu, il est soulagé que la fuite soit colmatée. Mais bon, il doit faire des travaux pour remettre en état le lieux de sa fuite.
Je rentre, je commence à fumer de la weed. Il est possible que je fasse une sieste assez tôt, je n’ai pas assez dormi. La vache, je me lève pour pisser, je suis bien raide mine de rien. La sieste sera obligatoire vers la fin du high.
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Pallbearer — Forgotten Days (2020)
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Après la sieste musicale, je vois que j’ai un mail de Lucile. Je le lis en diagonale dans mon lit sur mon phone, mais j’y vois que dalle, c’est écrit trop petit. Je vais donc lui répondre maintenant. Je vois qu’il est midi, je me demande si je me fais mes pâtes ou quelque chose de frais comme hier. Dommage que cela bousculera ma sieste, mais c’est bien fait pour moi, j’étais trop high pour ne faire qu’une courte sieste. Au moins, j’ai fait les courses, rien de bien réjouissant malheureusement, j’essaie de perdre du poids. C’est naze.
Messages avec Lucile, échange d’amour, ce qui est parfait. Elle va quand même donner ce soir aux gens qui n’ont rien à manger dans l’association faite pour ça. Elle se demande si on pourrait arrêter d’être si gentils et polis. Bonne question. J’ai tendance à bien vouloir changer, il est temps en plus, j’ai atteint le but et le sommet de ma vie, maintenant tout ne sera que pire. Je n’ai jamais été aussi tranquille que maintenant. Et comme j’aime la tranquillité par-dessous tout, cela tombe bien, tant que je n’ai rien à faire avec les humains, je reste avec mon chat et on regarde la télé ensemble, c’est parfait ainsi.
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TOOL — Lateralus (2001)
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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

2603.1