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Page 230501

J’ai fait une longue nuit, mais j’ai été réveillé par le chat qui voulait manger. Donc je me lève à 9 heures, j’ai des sms de nuit de Lucile qui a l’air en forme. Des mails inutiles aussi. Je m’ouvre un Monster plutôt que du café.
Je commence à fumer directement au petit déjeuner sans petit déjeuner. Ça fait office de. Monster et weed au réveil ou presque, c’est parfait.
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Sleep — Leagues Beneath (2018)

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Je bloque profondément sur la musique, je suis de nouveau en Shuffle, là c’est de la Techno. Je ressens profondément aussi la solitude et c’est ce que je cherche. Je suis complètement inadapté au monde. Personne de sensé se sentirait bien chez moi. C’est un appartement pour un. Il n’y pas vraiment de quoi s’installer pour des étrangers.
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Non, je ne suis pas gros. J’ai un peu de gras en surface, rien de grave, je pourrais m’en débarrasser en faisant une simple activité physique. Je ne suis pas inquiet de ce côté-là. J’ai toujours tendance à stresser avec les histoires corporelles, cela a tendance à me dégoûter. Même tout seul. Je n’aime pas les corps en vrai. Je peux trouver par exemple une fille jolie, mais hors de questions d’avoir des relations proches, cela me fait froid dans le dos.
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Deftones — Adrenaline (1995)

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Ce n’est pas bien pour l’audition d’écouter la musique un peu fort, mais je découvre toujours de nouveaux détails dans les disques que je connais pourtant bien, mais avec un bon casque et du volume, on entend tout bien distinctement, c’est quand même le pied.
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Ensuite, j’ai faim avec la weed donc je fais mes pâtes, il est midi de toute manière. Voilà, le repas est passé, rapidement, sans me prendre la tête, toujours la même chose, j’ai mon rituel absolument respecté, je suis dingue.
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Je fais une courte sieste. J’échange quelques sms avec Lucile. Elle va voir des amis à la manifestation de Grenoble. Elle me demande pourquoi je ne vais pas à la mienne, je n’ai pas de réponse autre que ma maladie. Cela me met mal à l’aise. Alors je regarde où elle est la manif, en fait elle était le matin pas du tout en centre-ville, bref absurde. Je laisse Lucile se préparer.
Le chat me monte dessus. On est bien ensemble, tous les deux, sans le reste du monde. Et bientôt, je serai entièrement seul et je me satisferai de cela. Plus rien ne me retiendra à part ma plantation qui grossira peut-être, je ne sais pas. Pour vivre une vraie vie de Stoner. Comme maintenant, mais sans le chat sur mes genoux, je frotte mon menton mal rasé sur le dessus de sa tête, il aime bien ça. Et puis si je me comporte en chat, il le ressent vraiment, c’est carrément bizarre. Après il se comporte de la même manière avec moi. On a une relation très poussée avec mon chat.
Je m’en fais trop pour les relations en général. Je ne dois pas m’excuser d’exister de la manière dont j’existe. Chacun fait ce qu’il veut et ce qu’il peut. Il n’y a de règles que dans l’absurde. Je me fiche de tout et de n’importe quoi. La vie ne vaut rien de toute manière. On n’attend juste la mort, de ses proches ou de soi-même, les deux en général. On ne peut pas faire grand-chose contre cela.
Je me fais un café, parce que pourquoi pas. Je termine le massage du chat au sol, il se met sur le dos, je lui caresse le ventre et je sens sa tumeur, cela me perturbe, mais il a l’air totalement heureux, alors je le laisse tranquille. Il est bien trop vieux pour de la chirurgie de cet ordre. Je pense qu’il a 18 ans cette année.
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Je suis bien high, donc cela passe quand même, tout passe. C’est dans l’ordre des choses. J’essaie de ne plus trop penser à rien, je me perds dans la musique et je m’occupe de mon chat, c’est à peu près tout.
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Mothership — High Strangeness (2017)
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Mes parents viennent de m’appeler. Ils avaient envie de parler. Ils sont passés un peu vite sur les animaux, que j’ai du mal à ne pas avoir à l’esprit. On a parlé de tout et de rien, surtout eux, cela m’a fait quand même plaisir. Mais je pense avant tout aux animaux.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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