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Page 230409

Je me lève assez tôt, à neuf heures. Lucile est déjà debout, elle se lève très tôt en ce moment. C’est bien, elle a bien raison de profiter de la matinée qui est toujours agréable je trouve. On échange quelques salves de sms bien sympathiques à mon réveil. Je suis fatigué au bout d’un moment alors je retourne me coucher. Elle va se faire payer un café au marché, elle a bien raison encore. Moi, je me relève tard, à 13 heures, je commence à avoir faim, je vais bientôt manger mes pâtes je pense.
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Ampacity — IV (2023)

Rock Psyché que je suis depuis longtemps.
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Les pâtes sont en train de cuire, j’ai ouvert pour que le chat se crame au soleil. Je suis encore un peu endormi, mais je fais les choses quand même. Je dors vraiment beaucoup en ce moment. Probablement les truffes, donc cela ne me dérange pas, je fais des rêves tout ce qu’il y a de plus correct.
Après le repas, je m’occupe un peu du chat au soleil, des câlins tendres. Il finit par s’endormir à côté de moi alors je vais me reposer aussi. Je fais une sieste jusqu’à 16 heures, encore du sommeil bien profond. Tout cela est très bien, surtout que je n’ai pas fumé de weed du tout pour le moment. Je vais attendre 17 heures, respecter un peu les règles que je trouve bonnes en ce moment.
Voilà, j’ai bien glandé jusqu’à 17 heures, je m’autorise à fumer de la weed. Je ne prends pas de truffes aujourd’hui, je n’en ai pas envie. On va passer une soirée high tranquille à la weed seulement et aux restes de truffes dans mon organisme.
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Mes parents m’appellent, ils pensent que cela fait longtemps mais pas du tout, je les ai eus au phone mercredi. Ils sont perdus dans les jours. Ma grand-mère ne semble pas aller très bien, elle est fatiguée, elle peut, à presque 100 ans. On discute un bon moment avec mes parents, ce qui fait que j’ai perdu mon high du sommet parce que j’étais au phone. Bizarrement, je ne disais pas trop de conneries. Mais bon, je me rends compte que je suis moins high que d’habitude. Probablement parce que c’était ma première weed. Et aussi parce que je n’ai pas encore pris mon second tramadol. Je décide que ce serait bien avec des truffes, c’est bien les truffes, c’est paisible. Et je m’évite de fumer à tout bout de champ de la weed. Voilà un accompagnement du plat de résistance qui est parfait. En plus, j’ai les moyens de me payer les graines qui sont chères et les truffes qui sont aussi assez chères. Mais le high dans la vie n’a pas de prix.
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 longforoblivion.tumblr.com
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J’hésite à me faire un café. Je me lève et je me ravise, je n’en ai pas vraiment envie, ce n’est pas la peine de forcer le désir par des habitudes.
Je pense à un monde construit par les cieux et les dieux. Directement ou par défaut on va dire. Ensuite, il existe toujours le problème métaphysique de la poule et de l’œuf pour dire les choses trivialement. On parle de dieux, mais peut-être qu’il existe des puissances plus grandes que les dieux ou les lois de la physique. Les lois de la physique ne sortent pas de rien. Je ne crois pas au rien. Notre cosmos pourrait très bien être une poubelle pour des entités bien plus développées que notre propre concept de Dieu, qui est largement réducteur.
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Il est plus de 19 heures déjà en fait. Je mange un bout, je me fais un café, cette fois bien voulu. Les truffes font effet maintenant. Je sens bien la différence. C’est fort quand même un gramme, surtout tous les jours. Mais tout va bien. Le chat ne sait pas sur quel pied danser, je lui laisse l’opportunité de monter sur mes genoux, mais il a l’air de vouloir que je descende de mon fauteuil surtout. Il me pousse les mollets avec son museau. Je me lève et je m’accroupis pour le caresser alors qu’il est couché à se rouler sur le dos. Apparemment il est content, c’est ce qu’il désirait.
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Il m’arrive souvent d’écrire n’importe quoi, des choses obscures qui n’ont aucun sens ou presque. Je vis avec ça, cela ne me dérange pas que mon texte n’ait parfois aucune logique. Je vais fumer du tabac et forcément le chat veut que je continue à le gratouiller. Je suis bien raide, j’ai du mal à être patient.
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Acid King — Beyond Vision (2023)
Je pense que j’en ai déjà parlé récemment, c’est du Stoner traditionnel paisible.
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Je me laisser bercer par la musique. Il est déjà 20 heures, le temps passe à toute vitesse. Échanges de sms avec Lucile qui n’a même pas eu droit à un truc spécial pour la messe, alors elle s’est ennuyée, forcément. On parle de nos addictions. Et on finit toujours par continuer à s’y adonner. C’est ainsi.
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Chelsea Grin — Suffer in Heaven (2023)
Pareil j’ai déjà dû le noter, mais comme j’ai changé mes habitudes pour la musique, je ne sais plus ce que j’ai déjà mis comme disques et comme images de disques. Bref, c’est du pur brutal.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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