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Page 230528

Je me réveille plusieurs fois tôt, en sueur, il fait chaud dans la chambre, il va être temps de faire mon lit d’été. J’ai bien bavé sur mon oreiller aussi. J’ai fait des rêves chiants, même en me rendormant. Finalement, je me lève assez tôt, vers neuf heures.
J’écoute de la musique électronique, je prends un gramme de truffes, pas plus, le but est de tester à un gramme par jour exactement pour voir ce que cela donne à moyen terme. Deux grammes, cela défonce un peu, trop pour quand je serai chez mes parents. Je pense que je prendrai seulement mon gramme par jour jusqu’à ce que je parte. À un gramme sur la durée, on dirait que cela fait un effet tangible, ce n’est pas vraiment micro, comme un gramme ou bien moins tous les trois jours. Je n’ai pas pris la peine de les mâcher, j’ai avalé les petits bouts d’un coup. Cela mettra plus longtemps à faire effet. Je bois un Monster parallèlement, bien gelé, ça fait du bien. Je ne pense pas sortir aujourd’hui, il fait chaud et je n’ai pas envie de dépenser mes sous à la supérette. Nous y voilà, la truffe fait son effet. Ce sera parfait pour l’Ardèche. Je n’ai plus à me poser de questions. Je continue tous les jours en attendant, ni plus ni moins. Voir à quel moment l’accoutumance devient problématique. Je teste bien les choses pour maîtriser la prise de truffes et en tirer le maximum.
Le Monster me donne froid, alors je mets ma robe de chambre même s’il fait assez chaud normalement. Et puis comme d’habitude, la truffe donne froid, je ne sais pas pourquoi, c’est à chaque fois le cas. Mon unique Monster est désormais terminé. Je commence la journée de l’esprit. Il est bien de noter que j’ai carrément fermé l’onglet de Twitter, cela ne m’intéresse plus, il existe beaucoup trop de cons dessus. C’est terriblement bête, idiot, avec des opinions absurdes, de tous les côtés, il n’y a rien à en tirer.
Je retourne me coucher, je suis fatigué. Je dors bien et je me réveille à 13 heures. Une bonne sieste dont j’avais besoin. Je ne ressens pas le besoin de fumer, je suis assez high. Bien sûr j’ai les restes des deux derniers jours qui aident, mais en gros, un gramme quotidien suffit tant que je n’ai pas assez de weed. Je vais arroser et nourrir mes deux derniers plants.
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Azaleh
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Je termine la bouteille de Coca d’hier, je mets la nouvelle au frais. Je me fais un café derrière, je n’ai pas bu ou presque de café depuis un bon moment. Juste un ce matin au réveil. Je phone mes parents, cela fait déjà une semaine. On discute longtemps, c’est bien agréable, cela me permet d’avoir un peu d’interactions avec d’autres personnes qui me sont chères. Bien que parler du passé sur le coup semble drôle, en fait cela ne l’est pas. J’ai vraiment merdé quand j’étais jeune. Ce n’est pas grave, je m’en suis sorti, mais quand même…
Ha ! Ils ne sont pas nés ce qui cherchent la séduction. Cela n’existe pas, pas en vrai, c’est toujours ridicule sinon.
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Witch Mountain — Cauldron of the Wild (2012)

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Disque génial, j’ai toujours adoré et en concert c’est magique.
Il est 17 heures, je n’ai encore rien mangé. Je grignote un bout, j’ai envie de plus, mais je n’ai rien à manger de plus. Les magasins sont fermés de toute manière. Donc je me contente de rien ou presque.
J’ai fumé plus tôt et cela m’a donné envie de dormir avec ce que j’avais grignoté.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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