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Je n’ai dormi que trois ou quatre heures. Je suis debout à 7 heures. Ce n’est pas important, je peux dormir plus tard. Je sortirais bien faire les courses de boissons à Carouf, mais il pleut. Cela devrait s’arrêter dans quelques heures, genre à 10 heures.
À 8 heures, je prends mes premiers médicaments. Je bois un Monster, ce qui me donne froid, mais qui me réveille bien. Bon, je vais me contenter de nouvelle musique pour le moment. On verra à 10 heures pour les courses, j’ai le temps d’attendre, voire de faire une sieste, pourquoi pas ? Je n’ai pas assez dormi et je n’ai rien de spécial à faire, donc je pourrais reprendre un peu de sommeil perdu hier soir. Oui, je vais faire ça je pense.
Je me réveille bien tard finalement, presque midi. Je saute dans mes habits et je vais à Carouf (parce qu’il n’y pas ce que je cherche à la supérette, dommage) acheter mes liquides quotidiens juste avant midi et tout le monde qui vient s’acheter à bouffer en sortant de l’école ou du travail. Ouf, je suis rentré bien à l’arrache, mais j’ai pu éviter la foule qui s’avançait vers moi, bruyante, chaotique.
Je rentre essoufflé. Je range les affaires, je me mets à l’aise, je m’ouvre l’un des deux Monsters, j’ai assez d’eau pour deux jours je pense.
Ni une ni deux, je fume un bon coup, j’ai envie de high maintenant, à midi, c’est parfait. Je ne bouge plus de toute manière. Trop de musique à écouter pour glander dehors. Et j’ai des tâches de ménage à faire de toute manière. Je dois descendre la poubelle ce soir.
— •
J’ai fait un peu plein de choses aujourd’hui, je viens de m’occuper de la poubelle, j’ai fait une autre sieste aussi, paisible, j’écoute de la musique électronique, je suis bien high, tout va bien. Je continue, entre high, faire des choses, faire des siestes. Dehors, les gens font la fête, il y a de la musique pourrie et des gens plein la rue. Je mets donc mes nécessaires écouteurs à réduction de bruit, cela fonctionne vraiment bien. Et si je rajoute ma musique, le monde n’existe plus. Le chat sur mes genoux, je me décale un peu pour pouvoir continuer à écrire, sinon, mon bras le gêne et il se relève, et j’ai de nouveau le grand et gros chat entre les bras, pas pratique. Puis il saute et je me retrouve tout seul.
Je ne suis pas certain de cerner cette journée. Je pense avoir été assez inconscient durant la totalité de la journée. Il faut dire qu’une journée sous weed, ça glisse facile. Je suis hors du monde pendant de larges périodes de temps. Je ne reprends conscience que deux heures plus tard en général, surtout le soir.
Maintenant je pars sur un Mix de Techno d’un gars que je ne connais pas, de producteurs que je ne connais pas non plus. Cela ne me plaît finalement pas assez. J’écoute un live d’un groupe que j’aimais assez, mais pas en live. Là, c’est encore du live, je ne vais pas apprécier comme il le faut. Je finis sur un truc Downtempo, typé Hong Kong, presque de l’Ambient, mais d’un Anglais en fait. Je vais rester un moment dessus, même si je ne vais pas garder. C’est de la musique pour ne pas entendre la fête dehors.
Puis j’ai des nouvelles rapides de Lucile, échange de mots doux et de photos de chat. Elle va avoir trois chatons pour trois semaines. Ça va bien l’occuper. Ça demande de l’attention quand c’est jeune. Toujours, mais encore plus quand ce sont des chatons.
Finalement on s’envoie plein de sms, de la douceur, de l’amour, tout pour notre plaisir. Nous sommes liés à jamais.
Je pense qu’il est temps de se coucher, il est 02h39.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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