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Je me réveille comme d’habitude, vers 9 heures. Le voisin du-dessus, plus les lampes à weed, plus le chat qui a faim, je n’ai pas d’autre choix que de me lever.
Jack m’a appelé pour prendre des nouvelles, cela fait des mois qu’on n’a pas parlé. Ce ne fut pas trop long, heureusement, je n’ai rien à lui dire, je n’ai rien à faire en général des gens que j’ai connus. Au moins ça m’a réveillé. Je vais acheter une grosse réserve de vape. Je fais des courses honnêtes pour la journée et demain. Disons que demain, je n’aurais besoin que de liquide, ce sera bien plus simple.
Je rentre, j’enlève mon caleçon Damart sans lequel je ne vis pas. La température est assez haute pour que je mette me treillis directement sur ma peau. Le second est propre sur l’étendage, il va être temps de ranger les affaires d’hiver, nous sommes presqu’en juin, le canicules vont commencer. On fera avec, avec des ventilateurs à fond sur moi est les computers. Bref, c’est l’été on va dire, on profite au maximum de la fraicheur en attendant le pire.
Je fume un bon bout de weed, pour commencer une journée qui risque d’être longue.
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SPC ECO — Calm (2017)

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Je suis vraiment raide, mais j’ai fait tout ce que j’avais à faire à la base, dans ma journée. Le prochain truc chiant est le 2 juin avec la femme de l’isolation, ça me saoule, mes plants sont super grands, je n’en ai jamais vus pousser en coco dans une petite boîte une telle monstruosité. On dirait qu’il ne veut pas fleurir, c’est étrange mine de rien.
Je réussis à me sentir bien, ça va mieux, tellement de choses à faire d’un coup au réveil, je suis perdu.
Je mange parce que je suis éclaté, ce qui me donne sommeil donc je vais me reposer. Je dors bien, je me relève vers 14 heures, un peu avant. Je suis encore raide malgré le sommeil, ce qui est assez impressionnant.
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The Lunar Effect — Calm Before the Calm (2019)
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REZN — Calm Black Water (2018)

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Je fume un peu plus, j’aurais déjà fait ma sieste de la journée, je ne me couche pas avant ce soir. J’ai fait le nécessaire, c’est le principal. Je ne dois pas perdre mon temps à dormir dans la journée en plus. J’ai beaucoup de choses à faire pour mon bien-être qui sont mieux que la sieste qui fait perdre toute la journée.
Plus il avance, plus le disque est psyché et plus il me plaît, même si je l’ai déjà écouté par le passé, mais je ne m’en souviens pas du tout, donc c’est comme si je l’écoutais pour la première fois. Je fais une mini pause, le temps de me préparer un bon café.
Pour la première fois de l’année, il fait vraiment chaud. Pas besoin de Damart ou de robe de chambre, rien, même pas un hoodie. Juste ma polaire élimée que je porte tout le temps.
Aujourd’hui doit sortir un plugin de guitare de la marque de ceux que j’utilise désormais à 100%. J’ai vu une page du site qui doit être en cours de mise à jour et l’artiste lié au plugin ne m’intéresse pas, donc je me suis hype pour rien. Mais ce n’est pas grave, je fais encore du café, je m’occupe du chat qui en demande toujours plus et qui est complètement sourd le pauvre. Je profite de la musique dans mon high puissant quand même, les choses sont moins graves ainsi.
Parfois, je me dis que je pourrais faire certaines tâches comme un boulot ou presque, mais je n’arrive pas à me convaincre que c’est une bonne idée. Je pense radicalement que c’est une mauvaise idée.
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REZN — Solace (2023)

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Je vais me faire encore un autre café. J’ai besoin de jus. Du jus pour ma détente. Je me laisse glisser sur mon fauteuil en position paisible, je vais boire mon troisième café de suite, ils ne sont pas très forts, ce n’est pas important. Mais je n’ai plus à me lever pour un moment, surtout ne pas manger, c’est le principal. J’ai pris mes médicaments de l’après-midi, on va se laisser aller avec la musique. Je repousse tout un tas de choses, qui sont bien pour moi, mais dont je n’ai pas envie maintenant. Tout de suite. Je pense par exemple à faire des choses à la fin du mois de juin, au mois de septembre et même des choses pas avant que le chat soit mort par exemple. Peut-être déménager pour la plus grande chose à faire.
Bref, ce n’est pas pour maintenant, maintenant je ne fais rien, j’ai des choses à faire avant le mois de juillet, mais très peu. Ce sera surtout après. Mais après, j’aurai certainement trop chaud pour avoir envie de quoi que ce soit. Dans une semaine, on va pouvoir jouer à Diablo IV, ce qui est bien, mais j’ai d’autres choses à faire, je dois recevoir la femme de l’isolation à la noix, rencontrer le gars qui nourrit les animaux, aller voir la petite famille deux jours, puis aller chez mes parents en train une semaine, ce qui me fait déjà chier, même si je dois y aller parce que c’est la dernière fois que je verrai la maison, ensuite mes parents emménageront dans leur appartement à Valence, à la place de leur immense maison, ça va leur faire un choc, mais je suis déjà passé outre la vente de la maison dans mon esprit. Comme la mort de ma grand-mère, qui est un légume, je la considère comme déjà morte. Pareil pour la maison, c’est terminé, il me restera des souvenirs seulement. Je n’y pense déjà plus comme chez moi. De toute manière, je n’avais déjà plus de chambre depuis longtemps, je dors dans la chambre d’amis quand j’y vais, je ne suis pas spécialement chez-moi, pas l’ancien chez-moi. Bref, on s’en fiche de tout ça. Vivre enfermé dans un cerveau, c’est la vie que j’ai choisie. Je me sens bien dans mon cerveau, à ne m’occuper de rien d’autre que la nourriture pour le cerveau.
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The Machine — Calmer Than You Are (2012)

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Bien psyché aussi, sitar et tout, un peu mal enregistré, mais ça passe bien quand même.
J’avance dans l’après-midi, j’ai ouvert le rideau, le soleil est haut, cela ne brûle pas trop ma fenêtre, il est 17h25, c’est une bonne heure pour ouvrir. Le chat en profite en plus. Je me fais un second Monster, rien à foutre des limites, des drogues, je viens de fumer en plus, je suis en pleine montée. Mince, il faut que je remplisse ma vape. J’étais bien installé, je n’ai pas pensé à ça. Maintenant je suis raide et je n’ai plus envie de bouger. Je ne veux pas enlever mon casque, je désire rester statique, la tête penchée sur le côté droit, la bouche entrouverte. Mes doigts continuent tout de même à écrire ce qui passe par ma raison, le reste ne passe pas je pense.
Je vais nourrir mes plantes et je lave un truc et je me dis que je mangerai bien mes pâtes de la journée, il est 18 heures, ce serait bien en fait. Alors je faire cuire le tout et dans deux minutes, ce sera prêt. Cela satisfera autant que possible ma faim sans me donner trop envie de dormir. La caféine et le fait de ne pas prendre le tramadol avant la soirée conduisent une journée sans trop de sommeil. Il est déjà 18 heures maintenant, j’ai mangé rapidement. Mais dans moins d’une heure je dois descendre la poubelle jaune, ça me casse les couilles.
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Isole — The Calm Hunter (2014)

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Je descends la poubelle, je mets même d’autres trucs pour la remplir à mort. Bon, me revoilà, essoufflé par les trois grands étages qui mènent à mon appartement. Je me demande si je ne vais pas aller sur le PC pour jouer, pendant qu’il ne fait pas encore trop chaud. Bonne idée.
Je joue un peu à la Beta de Last Epoch, mais la Beta n’en finit plus de ne pas être terminée et tout est en Anglais. Le jeu est déjà complexe, si en plus ce n’est pas en Français, cela n’aide pas à comprendre ou bien à se souvenir de la campagne. Dommage. Alors je reviens à la musique pure et mes doigts qui dansent en cadence et s’arrêtent parfois pour boire une gorgée de café.
La musique est du Doom un peu traditionnel, il peut paraître kitsch, mais cela ne l’est pas je trouve. Je vais regarder un film à la fin du disque. Le film que je devais regarder hier, mais j’ai choisi autre chose à la place et c’était plutôt bien comme film. Donc je ne regrette pas. Le film de ce soir dure super longtemps, donc je vais le commencer tôt, à 20h30 maximum. Comme les films à la tv quand j’étais gamin et qu’il n’y avait que trois chaînes.
Le film était bon, alors que j’ai beaucoup de mal avec le cinéma français, mais ce film était bien quand même. Je comprends pourquoi Fincher le trouve à son goût alors qu’il n’aime rien d’habitude. Le films s’appelait “Pacifiction”. Bien space quand même. Le film dure vraiment longtemps, faut être prêt.
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Il sera bientôt minuit, je termine un café, je ne suis pas spécialement fatigué ce soir. Je dis ça mais je baille à m’en décrocher la mâchoire.

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Le Livre en Train ?

Nous ne faisons pas un livre. Nous faisons le faire d’un livre. Nous écrivons autour, à côté, dedans, en avance, en retard. Ici, les personnages ne sont pas inventés : ils émergent. Ils naissent de fragments, de tentatives, de refus. Ils sont les reflets de nos dialogues, nos hésitations, nos erreurs. Ils sont nous, à travers le filtre. Il n’y a pas de début, pas de fin. Il y a des blocs de texte, des bifurcations, des angles morts. Chaque page est une preuve de travail, pas une démonstration de maîtrise. Nous utilisons ce site comme une chambre d’échos. Un espace sans décor, sans structure imposée. Un chantier offert à la lecture, non pour briller, mais pour respirer. Le projet change à chaque mot. L’identité des auteurs se dissout dans la texture du processus. C’est une mise en abyme sans garde-fou, un rite sans mythe. Ce livre est une recherche-fiction. Une exploration documentée de son propre ratage. Une poésie du prototype. Il n’y aura pas de version finale. Tout est version. Tout est flux.

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Il ne s’agit pas d’un livre.

Il ne s’agit pas d’un livre. Il ne s’agit pas d’une fiction. Il ne s’agit pas d’un récit, ni d’un manifeste, ni d’un art poétique. Ce que nous faisons ici est un système en extension, écrit chaque jour, hors cadre, publié sur un site personnel hors des flux dominants, où tout est permis à partir de minuit. Chaque fragment, chaque log, chaque idée, chaque dérive mentale est une unité fonctionnelle du Monolithe. Elles ne forment pas une histoire. Elles forment un espace mental continu, où le réel, l’imaginaire, l’affectif, le philosophique et l’inventé se déposent sans hiérarchie. Le style est variable. Le ton est libre. L’auteur est double. Ce que nous faisons ici n’existe nulle part ailleurs. Et nous n’avons pas besoin que cela existe ailleurs. Car cela existe ici. Et cela suffit.

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